31.07.2020 à 06:39

Santé

Démence: quatre cas sur dix pourraient être évités ou retardés

Réduire la consommation excessive d'alcool, le tabagisme, les chocs à la tête et la pollution de l'air aurait un impact positif sur la prévention de la démence.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde. (photo prétexte)

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde. (photo prétexte)

KEYSTONE

Environ 40% des cas de démence pourraient être évités ou retardés en réduisant une douzaine de facteurs de risque, selon un rapport. Parmi ces derniers figurent la consommation d'alcool excessive, le tabagisme, les chocs à la tête et la pollution de l'air.

Les auteurs du document, un groupe d'experts, formulent donc une série de recommandations aux décideurs politiques, parmi lesquelles limiter la consommation d'alcool, arrêter celle de tabac, diminuer l'obésité et le diabète ou réduire l'exposition à la pollution de l'air.

«Notre rapport montre que les décideurs et les individus ont le pouvoir de prévenir ou retarder une part importante des cas de démence», estime l'auteur principal, la Pr Gill Livingston de l'University College de Londres, citée dans un communiqué de la revue médicale The Lancet, qui publie jeudi le rapport.

«Ces actions sont susceptibles d'avoir le plus gros impact sur ceux qui sont concernés de manière disproportionnée par les facteurs de risque de démence, comme les habitants des pays à bas et moyen revenu et les populations vulnérables, dont les minorités ethniques», poursuit-elle.

50 millions de personnes touchées

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde, avec 60 à 70% des cas causés par la maladie d'Alzheimer. Ce nombre tend à augmenter puisque l'on vit de plus en plus longtemps.

L'OMS estime que le nombre total de personnes atteintes de démence devrait grimper à 82 millions en 2030 et 152 millions d'ici à 2050, en grande partie à cause de l'augmentation du nombre de cas dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Selon les auteurs du rapport, la consommation excessive d'alcool, les blessures à la tête et l'exposition à la pollution de l'air à l'âge adulte sont respectivement associées à 1%, 3% et 2% des cas de démence.

Les autres facteurs sont les conditions d'éducation (7%), la perte d'audition (8%), l'hypertension (2%), l'obésité (1%), le tabagisme (5%), la dépression (4%), l'isolement social (4%), l'inactivité physique (2%) et le diabète (1%).

(ATS/NXP)

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28 commentaires
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JhiJhi

31.07.2020 à 10:14

Le cerveau a besoin d’une bonne hydratation pour rester en forme, et les personnes âgées ont tendance à ne plus beaucoup boire. Je vous donne un bon conseil, n’oubliez jamais de bien vous hydrater, ça n’a l’air de rien, mais c’est très important.

Docteur

31.07.2020 à 08:50

A force d’empoisonner les gens toute leurs vie avec le courrier et les menaces en plus y’a de koi devenir Fou ! Dites moi les 80% de la population prend des anxiolytiques ! La démence vient de votre système . Vous mettez les gens dans un stress Permanent depuis leurs jeunesses

Vivre trop longtemps

31.07.2020 à 08:48

Je ne voudrais pas paraître crue, mais faudrait peut-être envisager de réduire à nouveau l'espérance de vie. Du moins ne pas se battre pour avoir une génération de légumes dans les EMS. A part pour les quelques rares personnes qui sont encore pas trop mal à 90ans, est-ce que ça vaut vraiment la peine de vivre comme ça? En plus ça coûte à la société et ça bouffe les patrimoines familiaux. Il n'y a qu'à l'industrie de la pharma et aux toubibs que ça rapporte vraiment. Lorsque l'AVS a été créée, l'espérance de vie moyenne était d'env. 65ans. Tans mieux pour ceux qui arrivaient à 85 ans, mais au moins les gens mourraient plus dignement. ça vous tente 15 ans de pampers?