Actualisé 10.11.2012 à 10:00

Syrie

Démission d'un des fondateurs du CNS

Un des fondateurs du Conseil national syrien (CNS) a démissionné vendredi pour marquer son désaccord sur l'évolution de l'alliance d'opposition au régime du président Assad.

Homme d'affaires et petit-fils d'un ancien président syrien, Adib al Chichakli a déploré que le principal rassemblement de l'opposition syrienne à l'étranger ait «échoué à devenir une institution» et a déploré que la nouvelle assemblée générale du CNS, désignée lors d'une réunion au Qatar, soit dominée par des islamistes.

Chichakly regrette aussi qu'aucune femme ne siège plus parmi les 41 membres de cette assemblée générale. «Le Conseil n'a pas réussi à attirer d'importantes figures de l'opposition qui ont préféré pour des raisons évidentes se tenir à l'écart», écrit-il dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion de Doha.

Deux autres démissions

«Une génération plus jeune active dans la révolution a également été exclue. De rares femmes siégeaient au sein de l'assemblée générale, il n'en reste désormais plus aucune», ajoute-t-il. Selon une source au sein du CNS, deux autres membres ont également démissionné pour contester l'absence de femmes au sein de son assemblée générale.

Vendredi, le CNS s'est doté d'un nouveau chef, l'opposant chrétien George Sabra. Le groupe d'opposition doit engager samedi des pourparlers avec d'autres factions de l'opposition politique et militaire, y compris des représentants de rebelles armés, en vue de former une structure élargie susceptible d'être reconnue par la communauté internationale comme une sorte de gouvernement de transition.

Déçu par la communauté internationale

Le nouveau président du CNS Georges Sabra exhorte la communauté internationale à soutenir sans conditions l'opposition qui tente de renverser le régime du président Bachar al-Assad.

«Malheureusement, nous n'avons rien de leur part, à part quelques communiqués et des encouragements», alors que les alliés d'Assad «donnent tout au régime», a déploré le président du CNS lors d'une entretien accordé à l'agence Associated Press.

Georges Sabra s'est dit, avec d'autres figures de l'opposition, déçu du comportement de la communauté internationale et a demandé que son aide ne soit pas liée à une refonte de la direction de l'opposition syrienne.

Georges Sabra a passé plusieurs années dans les prisons syriennes et a fui la Syrie il y a un an. (ats/ap)

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