Réseau Santé Valais: Démission du conseil d'administration
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Réseau Santé ValaisDémission du conseil d'administration

Le président Raymond Pernet et deux membres du conseil d'administration du Réseau Santé Valais démissionnent.

Le président Raymond Pernet a démissionné.

Le président Raymond Pernet a démissionné.

Dans un communiqué diffusé vendredi, ils indiquent remettre leurs mandats au Conseil d'Etat afin que l'Hôpital du Valais puisse retrouver la sérénité nécessaire.

Avec le renouvellement déjà planifié pour fin 2011 des quatre autres administrateurs, l'entier du conseil d'administration de l'Hôpital du Valais pourra ainsi être renouvelé. Il devra affronter l'année 2012 et ses importants changements, dont le libre choix de l'hôpital au niveau Suisse.

Le Gouvernement valaisan a pris acte de la décision du président et des administrateurs, leur demandant d'assurer l'intérim jusqu'à la mise en place du nouveau conseil. «Ce qu'ils ont accepté», indique le Canton vendredi dans un communiqué.

Le résultat du vote sur le référendum contre la loi sur les établissements et institutions sanitaires (LEIS) dimanche dernier a eu raison des administrateurs de l'Hôpital du Valais. Par 54,5% des voix, les Valaisans ont accepté le référendum, désavouant le Grand Conseil qui avait adopté la nouvelle législation, mais aussi et surtout démontrant leur mécontentement face aux manquements du RSV.

Faible pouvoir stratégique

Le Réseau Santé Valais est dans la tourmente depuis février 2010, date de la mise à pied du médecin-chef Daniel Savioz. Le chirurgien avait émis des doutes sur les résultats médicaux obtenus par le service de chirurgie abdominale et viscérale du RSV et transmis pour avis des dossiers au Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Indignés par la mise à l'écart du professeur Savioz, l'ex-conseiller d'Etat Serge Sierro et l'ancien professeur d'université Jean-Claude Pont ont durant deux mois dénoncé toute une série de dysfonctionnements au sein du RSV. Le parlement a exigé un audit indépendant et neutre.

Effectué par le Fédération hospitalière de France (FHF), l'audit n'a pas remis en cause la qualité des soins. Il a en revanche révélé toute une série de points faibles. Parmi eux, un conseil d'administration au pouvoir stratégique «très faible».

En août dernier, le RSV et le Département de la santé ont présenté un plan d'action pour mettre en œuvre les recommandations de l'audit. Le gouvernement espère que la démission du conseil d'administration «sera à même de ramener la sérénité dans notre système de santé». (ats)

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