Task force scientifique - Dénonçant l’attitude des politiciens, un nouvel expert claque la porte
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Task force scientifiqueDénonçant l’attitude des politiciens, un nouvel expert claque la porte

Un des membres de la Task force a annoncé son retrait vendredi matin. Plusieurs personnalités ont critiqué les décisions de réouverture du Conseil fédéral.

Le Bâlois Dominique de Quervain ne veut plus faire partie du groupe d’experts qui conseille les autorités.

Le Bâlois Dominique de Quervain ne veut plus faire partie du groupe d’experts qui conseille les autorités.

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Après l’épidémiologiste Christian Althaus en janvier, c’est au tour du chercheur en neurologie Dominique de Quervain d’annoncer son départ de la Task force scientifique constituée pour conseiller les autorités sur les mesures de lutte contre la pandémie. Il a dénoncé, sur Twitter, un «corset politique» qui est imposé à la Task force et qui empêche le débat et les explications scientifiques «dont on a urgemment besoin».

En filigrane, la discussion sur le rôle public que doit jouer la Task force qui, forte de sa septantaine de membres de divers horizons scientifiques, rend publiques ses positions sur la pandémie et les mesures anti-Covid. Elle était accusée d’exercer une très forte pression sur le Conseil fédéral, d’être alarmiste et, in fine, d’être responsable des décisions de semi-confinement. Excédée, la droite avait même tenté de réduire les scientifiques au silence, en exigeant que seul le président de la Task force soit autorisé à s’exprimer publiquement et ce, après que les décisions du Conseil fédéral auraient été prises afin de ne pas influencer l’opinion publique.

Les dernières évolutions laissent au contraire à supposer que le Conseil fédéral garde sa marge de manœuvre quant aux avis de la Task force. Après les décisions de réouverture annoncées mercredi, plusieurs des experts les ont critiquées. «Les assouplissements décidés aujourd'hui sont incompréhensibles et entraîneront des maladies et des décès inutiles», avait par exemple tweeté la virologue Isabella Eckerle.

Plus prudente, la bioéthicienne genevoise Samia Hurst avait elle estimé que «la liberté de faire quelque chose ne signifie jamais automatiquement que faire cette chose soit une bonne idée».

(ywe)

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