Dénoncer son patron, ça peut rapporter
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Dénoncer son patron, ça peut rapporter

La communauté Working America fait la chasse aux patrons tarés avec un concours en ligne.

Working America invite sur son site les employés américains à critiquer leur patron actuel ou passé de manière anonyme. Les internautes votent pour les plus révoltantes histoires de boulot. Le vainqueur du concours gagne un voyage. En cinq semaines, Mybadboss a attiré 500 000 visiteurs et récolté plus de 2500 témoignages. Actuellement en tête du classement du pire patron américain, un dentiste qui a retenu 100 dollars sur le salaire de ses employés la semaine du 11 septembre 2001 en raison de la baisse de fréquentation de son cabinet. Peut-on imaginer un tel système en Suisse?

«Déballer son linge sale en public n'est pas constructif», juge Jean-François Cavin, directeur du Centre patronal, à Paudex. «C'est une manière de sensibiliser le public aux problèmes du monde du travail, mais cela ne remplace pas l'action syndicale, en raison de l'anonymat des cas rapportés», confie Nico Lutz, porte-parole du syndicat Unia. Après trois ans, nous venons de supprimer l'élection par SMS du «monstre des travailleurs» dans le journal syndical Work; la formule s'était usée.»

Giuseppe Melillo

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