«Kim a compris l'urgence»: Dénucléarisation: Pompeo tente de rassurer ses alliés
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«Kim a compris l'urgence»Dénucléarisation: Pompeo tente de rassurer ses alliés

Selon le secrétaire d'Etat américain, le dirigeant nord-coréen «a compris» que la dénucléarisation devait être rapide.

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La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les États-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. (31 mars 2020)

AFP
Pyongyang a réalisé, pour la quatrième fois en mars, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques. Ces essais interviennent au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19. (Dimanche 29 mars 2020)

Pyongyang a réalisé, pour la quatrième fois en mars, des tirs de projectiles, vraisemblablement des missiles balistiques. Ces essais interviennent au moment où toute l'attention de la communauté internationale se focalise sur la lutte contre le Covid-19. (Dimanche 29 mars 2020)

Keystone
La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques de courte portée vers la mer du Japon. (Samedi 21 mars 2020)

La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques de courte portée vers la mer du Japon. (Samedi 21 mars 2020)

AFP

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un «a compris» que la dénucléarisation de la Corée du Nord devait être «rapide», a déclaré jeudi à Séoul le secrétaire d'Etat américain. Il a répété que les sanctions contre Pyongyang ne seraient pas levées avant la fin du processus.

«Les Etats-Unis restent engagés envers la réalisation d'une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord», a déclaré le ministre américain des affaires étrangères Mike Pompeo lors d'une conférence de presse avec ses homologues japonais Taro Kono et sud-coréen Kang Kyung-wha. Tous trois ont affiché leur fermeté face à Pyongyang après les concessions faites par le président américain Donald Trump lors de son sommet mardi à Singapour avec Kim Jong-un.

Dans le document signé à Singapour par Donald Trump et le dirigeant nord-coréen, la mention «vérifiable» et «irréversible» ne figure pas. «Nous pensons que Kim Jong-un a compris l'urgence» de la situation et que «nous devons le faire rapidement», a poursuivi M. Pompeo.

Poignée de main historique

Le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont entamé mardi à Singapour un sommet historique par une poignée de main et des amabilités. Cette image symbolique, longtemps inimaginable, marque l'ouverture d'une rencontre lourde d'enjeux.

Les sanctions infligées à Pyongyang pour le punir de ses programmes nucléaire et balistique ne pourront disparaître tant que le processus de «dénucléarisation» ne sera pas complété, a-t-il affirmé.

Fin des manoeuvres discutées

De son côté, la chef de la diplomatie sud-coréenne Kang Kyung-wha a mis en avant la solidité de l'alliance de son pays avec Washington, alors que Donald Trump a annoncé à la surprise générale la fin des exercices militaires conjoints entre leurs deux pays. «L'alliance entre la Corée du Sud et les Etats-Unis est plus forte que jamais», a-t-elle déclaré.

Le chef de la diplomatie américaine s'est aussi entretenu avec le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a estimé, à l'instar de Donald Trump mardi, que le sommet de Singapour avait éloigné le risque d'un conflit nucléaire.

«Il y a eu beaucoup d'analyses sur le résultat du sommet, mais je crois que le plus important, c'est que les peuples du monde entier, dont ceux des Etats-Unis, du Japon et les Coréens ont été capables d'écarter le risque d'une guerre, des armes nucléaires et des missiles», a-t-il dit.

Selon le quotidien japonais Yomiuri de jeudi, le Japon s'efforce d'organiser un entretien entre le premier ministre Shinzo Abe et Kim Jong-un. La rencontre pourrait se dérouler à Pyongyang en août. Le journal, qui cite plusieurs sources gouvernementales, précise que des responsables des deux pays discutent de cette hypothèse depuis plusieurs mois. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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