1er sondage: trois fois oui – Départ tonitruant pour l’initiative sur les soins infirmiers, oui à la loi Covid
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1er sondage: trois fois ouiDépart tonitruant pour l’initiative sur les soins infirmiers, oui à la loi Covid

Les trois objets seraient acceptés si le vote avait lieu aujourd’hui. L’initiative sur le tirage au sort des juges fédéraux laisse encore trop de monde peu décidé.

par
Yannick Weber
Gros score pour les infirmières et infirmiers au départ de la campagne.

Gros score pour les infirmières et infirmiers au départ de la campagne.

ASI

Les initiatives populaires démarrent souvent bien dans les sondages avant de voir leur soutien s’effriter au fil de la campagne. Mais là, la marge est gigantesque. Si la votation avait lieu aujourd’hui, 82% de la population accepterait le texte qui ambitionne d’améliorer les conditions de travail des infirmières et infirmiers. Seuls 11% des votants diraient non, selon les résultats de la première vague du sondage «20 minutes/Tamedia» en vue des votations du 28 novembre.

L’institut qui a réalisé le sondage note tout de même que 23% des répondants ont choisi «plutôt oui», et estime que les positions peuvent évoluer. Néanmoins, le soutien à l’initiative «sort de l’ordinaire», même à ce stade de la campagne. Au niveau des catégories socio-démographiques, peu de variations.

Même les opposants sont quasiment pour

Hommes (79%) et femmes (84%) soutiendraient le texte. Au niveau des partis, l’écart n’est pas non plus abyssal, avec le plus petit soutien (71%) chez le PLR, et le plus grand (93%) au PS. À noter qu’il n’existe pour l’instant absolument aucune différence entre les villes, les agglomérations et les campagnes, avec 82% de soutien partout.

Même les opposants semblent, au fond, être quand même un peu pour. La raison principale avancée pour dire non est que… le but de l’initiative serait plus rapidement atteint avec le contre-projet indirect, qui entrerait en force si l’initiative est rejetée.

Loi Covid, on prend les mêmes

Quant à la loi Covid, qui établit les bases légales nécessaires à l’existence du certificat, elle serait soutenue dans des proportions plus ou moins similaires au résultat du référendum du 13 juin. 63% des sondés pensent dire oui, 35% non. À noter qu’ici, à l’inverse, tout le monde sait de quoi on parle: la part d’indécis n’est que de 2%.

Sans surprise, c’est à l’UDC que les avis sont les plus défavorables. C’est, comme lors du premier vote, le seul parti qui rejette la loi. Les autres sont tous pour, avec un (très) relativement plus faible soutien chez les Verts.

Niveau socio-démographique, c’est reparti comme en quarante. Le soutien est un peu plus fort chez les aînés plutôt que chez les jeunes et en ville plutôt qu’en campagne. Parmi les arguments, c’est clairement le certificat qui cristallise l’attention: pour les avis favorables, c’est grâce à lui qu’on pourra passer un hiver ouvert, pour les autres, c’est à cause de lui qu’on va causer un hiver semi-confiné pour une partie de la population.

Juges tirés au sort?

L’initiative populaire qui veut faire élire par tirage au sort les juges fédéraux reçoit un accueil timide, mais positif. 48% des sondés se disent en faveur, contre 33% qui s’y opposent. Les 19% restants n’ont pas répondu, preuve que le texte est encore bien mal connu au sein de la population. Chez les partis, le PLR est relativement plus opposé au texte que les Verts, qui s’y intéressent le plus.

Le sondage a été effectué du 11 au 12 octobre, en ligne. 15’474 personnes y ont répondu (12’351 Alémaniques, 2’683 Romands, 340 Tessinois). Les réponses ont été pondérées par l’institut de sondage et la marge d’erreur a été arrêtée à +/- 1,2%.

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