Kosovo: Déploiement policier au nord du Kosovo
Actualisé

KosovoDéploiement policier au nord du Kosovo

La police de l'Union européenne et du Kosovo, ainsi que des agents des douanes, ont été déployés à deux postes-frontières contestés par la Serbie, ont annoncé vendredi les autorités du Kosovo.

La police européenne s'est déployée sur deux postes-frontière contestés par le Kosovo et la Serbie.

La police européenne s'est déployée sur deux postes-frontière contestés par le Kosovo et la Serbie.

«Des équipes mixtes sont à la frontière. Elles ont été envoyées par hélicoptère», a déclaré à Reuters le ministre de l'Intérieur du Kosovo Bajram Rexhepi.

«La mise en oeuvre du plan de l'opération du gouvernement du Kosovo a commencé», a de son côté déclaré le vice-premier ministre kosovar Hajrudin Kuci à une télévision locale. «Le plan a été rempli à 100% jusqu'à maintenant et il est important qu'il n'ait pas eu d'incidents», a-t-il ajouté.

M. Kuci a précisé que la police et les douaniers kosovars albanais devaient prendre le contrôle sur les deux postes- frontières, Jarinje et Brnjak.

Il s'agit de passages frontaliers où le gouvernement kosovar, dominé par les Albanais, avait déjà tenté en juillet de déployer des policiers et des douaniers, en provoquant la colère de la population serbe locale et des incidents dans lesquels un policier kosovar albanais a été tué. La Serbie ne reconnaît pas la déclaration d'indépendance du Kosovo en 2008.

Blocus serbe

Les Serbes, qui sont majoritaires dans le nord du Kosovo, ont bloqué jeudi soir sur les routes menant vers les deux postes- frontières. Ils ont garé des camions en travers la route près de Jarinje, le passage qui avaient déjà été fermé au trafic par la force de l'Otan au Kosovo (Kfor), dont les soldats y sont déployés depuis les incidents en juillet.

Des camions étaient également garés sur la route près du passage de Brnjak où plusieurs dizaines de manifestants serbes se sont rassemblés, selon des témoins.

Inquiétude

A New York, Edmond Mulet, secrétaire général adjoint de l'ONU pour les opérations de maintien de la paix, s'est dit «très préoccupé» par la situation et a mis en garde contre toute opération à des postes-frontières qui «pourrait conduire vers une nouvelle flambée de violence».

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, a pour sa part déclaré que la situation était «très dangereuse», en soulignant qu'»il existe un réel danger de conflit et de bain de sang». (ats)

Ton opinion