Football – Depuis Guardiola, c’est la valse des entraîneurs au Barça
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FootballDepuis Guardiola, c’est la valse des entraîneurs au Barça

Excepté Luis Enrique, le FC Barcelone n’a jamais trouvé une personne capable d’assumer l’héritage laissé par le tacticien catalan.

Ronald Koeman n’a pas survécu au naufrage collectif du Barça face au Rayo Vallecano.

Ronald Koeman n’a pas survécu au naufrage collectif du Barça face au Rayo Vallecano.

AFP

Depuis le départ de Pep Guardiola voilà neuf ans, le FC Barcelone a enchaîné sept entraîneurs sans retrouver pleinement son lustre passé, excepté peut-être sous Luis Enrique (2014-2017). Et Ronald Koeman, dernière victime de cette valse des techniciens, s’est ajouté jeudi à la liste.

Tito Vilanova, le continuateur

Ami et adjoint de Guardiola pendant l’âge d’or du Barça (2008-2012), Tito Vilanova est de toutes les batailles et de toutes les victoires.

Promu No 1 après le départ de son mentor, il maintient le style de jeu victorieux du club, qui remporte à nouveau le titre de champion d’Espagne en 2013 avec un bilan de 100 points (record égalé).

Mais au cours de cette unique saison en poste, la maladie rattrape Vilanova, contraint de lâcher progressivement les rênes pour soigner un cancer. Il démissionne en juillet 2013, et décédera en avril 2014.

Gerardo Martino, l’erreur

Nommé à Barcelone pour prolonger le jeu de passes à la barcelonaise, dans le sillage des préceptes de son mentor Marcelo Bielsa, cet Argentin bonhomme peine à se fondre dans le microcosme blaugrana.

Erreur de casting, «Tata» Martino ne reste qu’une saison, que le club achève sans titre majeur pour la première fois depuis 2008 (hormis une Supercoupe d’Espagne).

Luis Enrique, le gagneur

Passé comme Guardiola sous le maillot du Barça puis sur le banc de la réserve (2008-2011), Luis Enrique revisite le jeu blaugrana en lui donnant plus de verticalité grâce à un irrésistible trio d’attaque Messi-Suarez-Neymar ("MSN").

Avec l’Asturien, parfois grinçant devant la presse mais gagneur invétéré, le Barça se transcende à nouveau: trois Coupes du Roi successives remportées, deux Championnats d’Espagne en trois saisons et surtout le chef d’œuvre de la saison 2014-2015, achevée sur un triplé Liga-Coupe-Ligue des champions.

Son image reste aussi liée à la «remontada» historique réussie en 2017 face au PSG, renversé 6-1 en huitièmes de finale de C1 après un revers 4-0 à l’aller.

Ernesto Valverde, le flegmatique

Après les tensions de la fin de l’ère Luis Enrique, le flegmatique Ernesto Valverde parvient à apaiser le vestiaire.

Avec cet ancien joueur blaugrana, également passé sur le banc du club voisin de l’Espanyol, le Barça montre une belle régularité sur le plan national: deux titres en Liga, une Coupe du Roi, une Supercoupe d’Espagne...

En revanche, le Barça enchaîne les déconvenues sur la scène européenne avec des éliminations renversantes contre l’AS Rome (4-1, 0-3) ou Liverpool (3-0, 0-4)... «El Txingurri» (la Fourmi, en basque) est démis sans ménagement en janvier 2020, après un échec en Supercoupe d’Espagne.

Quique Setién, la greffe ratée

Pour lui succéder, la direction appelle en catastrophe un entraîneur qui n’est pas du sérail blaugrana mais professe les mêmes principes de jeu: Quique Setién.

L’Asturien ne reste en poste que 25 matches dans une année bouleversée par la pandémie de Covid-19 et son éphémère mandat s’achève sur une gifle 8-2 en quarts de finale de Ligue des champions face au Bayern Munich, à Lisbonne.

Ronald Koeman, l’incompris

Icône du club depuis son but victorieux en finale de la C1 1992, Ronald Koeman accourt au chevet de son équipe de cœur en abandonnant la sélection néerlandaise à un an de l’Euro.

Mais son séjour restera comme un long chemin de croix, à peine ponctué d’une victoire en Coupe du Roi en 2021: souvent bougon devant la presse, Koeman restera un entraîneur incompris, qui a dû gérer le départ de la superstar Lionel Messi l’été dernier, tout en composant avec les finances en pleine déliquescence du Barça.

Il est démis dans la nuit de mercredi à jeudi, après une énième défaite 1-0 face au Rayo Vallecano.

Sergi Barjuan, l’intérimaire

En attendant l’icône Xavi, ancien maître à jouer des années Guardiola pressenti comme nouveau technicien, le Barça s’en remet à Sergi Barjuan, entraîneur de la réserve, qui devra gérer les affaires courantes dès samedi soir au Camp Nou contre le Deportivo Alavés (21h00). Il est le 4e entraîneur du Barça en moins de deux ans.

(AFP)

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