Défense - Depuis l’Ukraine, Antony Blinken appelle Vladimir Poutine à la paix

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DéfenseDepuis l’Ukraine, Antony Blinken appelle Vladimir Poutine à la paix

Alors qu’un sommet russo-américain sur la crise ukrainienne a lieu, vendredi, à Genève, le secrétaire d’État américain a appelé de ses vœux un geste pacifique de la part de Moscou.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky (à gauche), et le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, semblaient sur la même longueur d’onde, ce mercredi, à Kiev.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky (à gauche), et le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, semblaient sur la même longueur d’onde, ce mercredi, à Kiev.

AFP

Lors d’une visite de soutien en Ukraine, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a appelé, mercredi, Vladimir Poutine à choisir la «voie pacifique» dans la crise ukrainienne, à deux jours d’un face-à-face diplomatique russo-américain, à Genève.

Ces dernières semaines, la Russie a déployé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, laissant craindre une invasion de son voisin. Tout en niant tout projet d’attaque, le Kremlin martèle qu’une désescalade passe par des garanties pour sa sécurité, en particulier l’engagement à ne jamais élargir l’Otan, en particulier à l’Ukraine.

«La décision du président Poutine»

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a été reçu ce mercredi, par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, puis le chef de la diplomatie Dmytro Kouleba, a jugé que la balle était dans le camp russe pour éviter un conflit armé d’ampleur. «J’espère fortement que nous pourrons rester sur une voie diplomatique et pacifique, mais en fin de compte, ce sera la décision du président Poutine», a dit le diplomate.

S’exprimant depuis son ambassade, à Kiev, il a néanmoins fait état de l’existence de plans russes pour «augmenter encore plus» et «très rapidement» les troupes déjà déployées aux abords de l’Ukraine. Dans ce contexte, Washington a annoncé «une provision de 200 millions de dollars (183 millions de francs) en aide sécuritaire défensive supplémentaire» à l’Ukraine, une assistance qui ne manquera pas d’irriter Moscou, le Kremlin considérant ce soutien à Kiev comme une menace.

Après un cycle de pourparlers, la semaine dernière, Russes et Occidentaux, Américains en tête, ont constaté le fossé les séparant, mais Antony Blinken espère encore pouvoir trouver une porte de sortie diplomatique. En parallèle, les États-Unis sonnent l’alarme tous azimuts contre la Russie. La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a même jugé que Moscou pouvait attaquer l’Ukraine «à tout moment».

Manœuvres militaires dénoncées de part et d’autre

La présidence américaine s’est aussi inquiétée du possible déploiement d’armes nucléaires en Biélorussie, voisine de l’Ukraine, qui accueille d’importantes manœuvres militaires avec la Russie. En fin de semaine dernière, Washington avait en outre accusé Moscou d’avoir dépêché des agents chargés de créer un «prétexte» pour une invasion dans le Donbass ukrainien, en proie depuis huit ans à un conflit avec des séparatistes prorusses.

Après Kiev, mercredi, le chef de la diplomatie américaine est attendu, jeudi, à Berlin, pour des discussions avec l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Mais surtout, vendredi, Antony Blinken doit rencontrer son homologue russe Sergueï Lavrov à Genève, pour tenter de renouer le dialogue. Ce dernier a cependant martelé qu’il lui faut des réponses «concrètes» aux exigences russes, notamment sur le non-élargissement de l’Otan, avant de nouveaux pourparlers. Pour sortir de ces tensions, Moscou réclame en plus que les Américains et leurs alliés renoncent à organiser des manœuvres et des déploiements militaires en Europe de l’Est.

Kiev remercie Washington pour son aide en ces «temps difficiles»

(AFP)

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