11.10.2020 à 14:18

GenèveDéputés placés en autosurveillance après un cas positif

Alors qu’un élu a été infecté par le Covid, les membres du Grand Conseil ont été priés de limiter leurs interactions sociales. Prévenus plusieurs jours après la dernière séance plénière, certains crient leur colère. Le député malade a cependant tardé à informer de son état.

de
David Ramseyer
Le Grand Conseil genevois siège exceptionnellement dans la grande salle du Centre International de Conférences (CICG) pour respecter les gestes barrières.

Le Grand Conseil genevois siège exceptionnellement dans la grande salle du Centre International de Conférences (CICG) pour respecter les gestes barrières.

KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Interrogations, inquiétude, voire même colère, ont gagné les députés genevois, samedi soir, après la réception d’une lettre de la médecin cantonale. Aglaé Tardin les a informés qu’un élu (elle n’a pas dévoilé son nom) avait été testé positif au coronavirus et que du coup, les personnes présentes à la dernière séance du Grand Conseil, les 1er et 2 octobre, devaient se placer en autosurveillance, a révélé la RTS. Elles ont donc été priées le limiter au maximum leurs interactions sociales, jusqu’au 12 octobre, soit ce lundi. Plutôt qu’une quarantaine, la mesure choisie prend en compte le plan de protection imposé lors des sessions du parlement genevois. Cependant son timing et sa portée font jaser: beaucoup ne comprennent pas pourquoi les députés ont été prévenus plus d’une semaine après la séance incriminée. Par ailleurs, certains s’inquiètent, à l’image du PLR, Yvan Zweifel: «Toute la semaine, nous avons eu des réunions, des commissions et nous avons croisé beaucoup de gens».

Le Département cantonal de la santé (DSES) relève que la personne contrôlée positive a tardé à annoncer son état. «Les symptômes se sont déclarés deux jours après la séance du Grand Conseil. Mais elle ne s’est pas mise à l’isolement et a attendu vendredi dernier, soit le 9 octobre, pour se faire tester, précise Laurent Paoliello, porte-parole du DSES. Ensuite, la médecin cantonale n’a appris la nouvelle que samedi et elle a immédiatement réagi en prévenant les députés.» Quant à la durée de l’autosurveillance, qui court jusqu’à demain (ndlr: le 12 octobre), le Département indique qu’elle est habituellement de dix jours après le dernier contact supposé, qui daterait dans le cas d’espèce du 2 octobre.

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