Voyages d'études: Dérapages difficiles à gérer
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Voyages d'étudesDérapages difficiles à gérer

Profs, ados, parents: pas facile de définir qui est responsable lorsqu'un séjour tourne mal.

par
apn
Plusieurs voyages d'étude ont été ternis par des agressions.

Plusieurs voyages d'étude ont été ternis par des agressions.

Pour les écoles, les virées à l'étranger sont un casse-tête. La direction d'un collège de Lausanne en a fait l'amère expérience avec un élève de 13 ans, pris en flagrant délit de vol lors d'un séjour linguistique à Berlin. «Un proche de sa prof l'a raccompagné en Suisse», raconte un enseignant. Mais les parents auraient refusé de payer le billet de leur enfant, au motif qu'il avait été raccompagné par une personne non autorisée. Finalement, après de vifs échanges entre la direction et les parents, la note a été réglée par le collège.

Outre le vol, la violence et l'alcool font aussi partie du lot. «Pour beaucoup d'ados, déplore une enseignante vaudoise, ces séjours sont un rite d'initiation à l'alcoolisme.» Un autre prof évoque des cas de comas éthyliques.

Directeur d'école à Lausanne, Jean-François Borgeaud mise sur le bon sens et l'anticipation. «Demander à un parent de prendre l'avion pour ramener son fils serait peu réaliste. Nous avons un accompagnant qui s'occupe de tout élève exclu. Parfois, nous avons refusé la participation de quelques élèves à risques.»

En Valais, l'Etat a pris les devants, jeudi dernier, en édictant un règlement ad hoc. Il fixe le cadre et définit la part de responsabilité de chacun. L'organisation est ainsi du ressort de la direction de l'école. Un prof n'est pas obligé d'accepter d'accompagner les élèves, mais s'il accepte, sa responsabilité est engagée du début à la fin du voyage. L'encadrement est également fixé par le règlement: deux profs sont requis par classe.

(apn/ats)

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