Genève: Dérives de l'intelligence artificielle mises à l'index
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GenèveDérives de l'intelligence artificielle mises à l'index

La place de l'humain dans l'ère numérique était au centre des préoccupations des orateurs de la seconde édition de l'AIGS.

par
laf

La toute-puissance des Gafam, la place des algorithmes dans la société, les deepfakes, le statut juridique d'appareils comme les enceintes connectées ou encore le drone autonome tueur. C'est quelques-uns des sujets qui ont été abordés lors de la deuxième édition de l'Artificial Intelligence Geneva Summit (AIGS). Intitulé «Des machines et des hommes», l'événement a accueilli scientifiques, philosophes, des écrivains, des hommes et femmes d'action et de terrain.

Professeure à l'Université de Lausanne et experte internationale en cybersécurité, Solange Ghernaouti a pointé du doigt des applications d'intelligence artificielle «conçues dans une logique de campagne marketing et de publicité».

Des algorithmes aux intentions mercantiles

Professeure à l’Université de Lausanne et experte internationale en cybersécurité, Solange Ghernaouti était l'une des oratrices de l'Artificial Intelligence Geneva Summit 2018.

Professeur à l'Université de Genève, David Rudrauf élabore un modèle mathématique de la psychologie humaine. Il n'hésite pas à engager le petit robot Cozmo pour étayer ses travaux.

Il fabrique une conscience

Le professeur David Rudrauf explique ses travaux.

Autre robot jouissant d'une certaine notoriété, le robot Pepper divise. Certains sont conquis, d'autres moins. C'est notamment le cas de l'écrivain Sylvain Tesson, technophobe revendiqué, qui l'a qualifié de «machine abominable dont les designers ont créé quelque chose plus laid que les personnages de Disney». Il dit y avoir vu «beaucoup de choses artificielles mais pas encore de choses intelligentes».

L'écrivain Frédéric Beigbeder a pour sa part donné un rôle peu flatteur au robot Pepper dans son dernier roman «Une vie sans fin», dans lequel il stigmatise en outre le «selfisme», soit l'homme moderne qui serait un «amas de 75000 milliards de cellules qui cherchent être converties en pixels».

Pepper, un héros de fiction

Frédéric Beigbeder explique le rôle qu'il a donné au robot dans son dernier roman.

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