Dernier sursis socialiste pour Valérie Garbani

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Dernier sursis socialiste pour Valérie Garbani

La conseillère communale Valérie Garbani a obtenu vendredi soir un dernier sursis de la part du comité du parti socialiste de la ville de Neuchâtel.

Après une discussion «franche et ouverte», qui a essentiellement porté sur les aspects politiques de l'affaire, le comité lui réitéré sa confiance, comme l'a confirmé le président de la section, Matthieu Béguelin. Cette confiance n'est toutefois accordée qu'à la condition que Valérie Garbani mette un terme définitif à ses manifestations publiques impliquant sa vie privée. Selon un communiqué la section du PS de Neuchâtel, «considérant que l'exercice d'un mandat politique est indissociable d'un comportement public adéquat», il en «vérifiera régulièrement le respect». En cas de manquement,le parti en tirera «les conséquences politiques» qui s'imposent.

Mercredi dernier, l'Exécutif de la Ville avait pris une position ferme sur la situation de Valérie Garbani. Il avait déclaré qu'il ne tolérerait pas de nouvelle atteinte à la «crédibilité» des autorités de la Ville. L'exécutif a déclaré avoir pris connaissance du fait qu'elle se soumet à une thérapie.

Samedi dernier, la conseillère communale socialiste avait a nouveau fait parler d'elle en criant à sa fenêtre, affirmant ensuite qu'elle avait été victime de violences domestiques. La police, une nouvelle fois, était intervenue.

Epinglée

La conseillère communale neuchâteloise a par ailleurs été épinglée par le quotidien Le Matin, après avoir déclaré, vendredi, dans une interview accordée dans son bureau communal à la télévision locale Canal Alpha, qu'il était «inadmissible» que des journalistes enquêtent sur son compagnon. Le Matin a souligné que c'est bien Valérie Garbani elle-même qui, par deux fois, a fait «des déclarations publiques fracassantes accusant son compagnon d'être à l'origine des «violences domestiques» qu'elle aurait subies et qui seraient la raison de tous ses excès». Selon le quotidien lausannois «cette politicienne en déroute devrait prendre de la distance, se faire soigner sérieusement et surtout arrêter de communiquer à tort et à travers en se perdant dans les pires contradictions». (ats)

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