Alitalia: Dernière chance avant la faillite
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AlitaliaDernière chance avant la faillite

Une ultime tentative de vente d'Alitalia a été lancée lundi pour éviter la faillite de la compagnie aérienne italienne.

Ses avions pourraient être cloués au sol d'ici quelques jours, faute d'argent.

Sur le site internet de la compagnie, le commissaire extraordinaire d'Alitalia, Augusto Fantozzi, a lancé un dernier appel à des repreneurs potentiels après le retrait jeudi de l'offre de rachat de la Compagnie aérienne italienne (Cai), alliance de patrons italiens.

Les propositions devront lui parvenir avant le 30 septembre, 12h00. L'acheteur pourra reprendre les actifs d'Alitalia qui l'intéressent sans être responsable de la dette. Cette annonce doit être publiée mardi dans trois quotidiens italiens et dans le Financial Times.

Air France-KLM, qui avait tenté de racheter Alitalia mais avait finalement retiré son offre en avril face à l'hostilité des syndicats, n'a pas souhaité faire de commentaire. Quant à l'allemande Lufthansa, dont le nom est cité par la presse, «elle ne s'est pas faite entendre», a assuré M. Fantozzi.

Plan drastique

Alitalia, qui perd 3 millions d'euros (4,8 millions de francs) par jour, pourrait de toute façon être clouée au sol avant cette échéance, si elle ne présente pas d'ici jeudi un plan d'économies drastiques, a averti l'Enac, l'autorité de l'aviation civile italienne.

Dans tous les cas, M. Fantozzi, qui a assuré qu'il pourrait payer les salaires jusqu'à la fin septembre, a indiqué qu'il demanderait lui-même la suspension de la licence, s'il ne reçoit pas d'offres.

La première confédération syndicale italienne, la CGIL, qui s'était opposée au plan de la Cai, s'est félicitée dimanche de la nouvelle recherche d'un acheteur. «Une faillite serait un drame. (...) S'il reprend les négociations en mains, nous retournerons à la table» des discussions, a commenté son secrétaire général, Guglielmo Epifani.

Contacts en vue

Quatre syndicats autonomes, dont ceux des pilotes Anpac et Up, farouchement opposés à la Cai, ont d'autre part indiqué avoir des contacts en vue de bâtir une alliance avec des investisseurs et présenter une offre, pour laquelle ils pourraient mobiliser de leur côté environ 340 millions d'euros.

Une faillite d'Alitalia ou la vente à une compagnie étrangère serait un grave revers pour le président du Conseil, Silvio Berlusconi, qui s'était engagé à trouver des repreneurs italiens au nom de la défense de l'identité nationale, après s'être opposé à un rachat par Air France-KLM.

(ats)

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