Zurich: Des abus oui, mais pas de drogue du violeur
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ZurichDes abus oui, mais pas de drogue du violeur

Un jeune homme de 17 ans a été blâmé pour avoir profité de son ex-copine en 2011. Mais l'utilisation de GHB n'a pas pu être prouvée.

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att/dmz

Les faits remontent au 18 août 2011 dans la région de Bülach (ZH). Un adolescent de 14 ans à l'époque rend visite à sa petite amie du même âge. Avec son consentement, il passe la nuit avec elle, dans sa chambre. Mais, selon l'acte d'accusation, la soirée va déraper.

D'après le document, la jeune fille est déjà sous l'influence de médicaments, quand son copain lui aurait administré de la drogue du violeur. Elle aurait été endormie quand elle aurait été violée. Craignant d'être enceinte, elle aurait demandé à prendre la pilule du lendemain.

Il s'est masturbé aux toilettes

La victime a expliqué ne pas se rappeler de l'acte, mais avoir souffert de douleurs dans le bas ventre au réveil, «comme à chaque fois après avoir fait l'amour avec l'accusé». Ce dernier a déclaré que l'adolescente lui avait simplement demandé «de le prendre dans ses bras» et qu'une fois que sa copine était endormie, il s'était «masturbé plusieurs fois au toilettes».

L'affaire avait déjà été jugée en août dernier par le Tribunal des mineurs de Bülach. Le prévenu avait été totalement acquitté, par manque de preuves. Mais la famille de la victime a fait appel. Le cas a été repris par le Tribunal cantonal fin février, à huis-clos.

Pas de GHB

Dans un communiqué de presse, la Cour cantonale a revu le jugement. Elle a déclaré l'accusé coupable d'abus, mais sans avoir la preuve absolue qu'il a utilisé de la drogue. En effet, l'enquête a révélé que du sperme avait été retrouvé sur la victime. Aucune peine n'a été prononcée, mais le jeune homme a été blâmé. Le prévenu devra aussi verser 2000 francs à l'adolescente, à titre de tort moral. En revanche, comme le jeune homme est «bien intégré socialement et professionnellement», le tribunal a renoncé à une période de probation.

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