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SionDes ados filent sans payer mais sont démasqués illico

Sur sa page Facebook, un cafetier a convié six clients qui n'avaient pas réglé l'addition à revenir. L'un d'eux avait oublié une carte avec son adresse.

par
Mirko Martino
Les filous avaient vidé quelques bières avant de quitter les lieux.

Les filous avaient vidé quelques bières avant de quitter les lieux.

DR

Avaler un burger et vider quelques bières dans un bistrot avant de filer à l'anglaise: c'est le plan foireux qu'ont échafaudé six jeunes clients des Brasseurs, vendredi soir. «Quand la sommelière a remarqué qu'ils s'étaient fait la malle en laissant une ardoise de plus de 150 francs, elle était dépitée, narre François Mabillard, le patron. C'est une étudiante qui bosse chez nous en extra pour gagner quelques sous, je n'allais pas retenir ça sur sa paie.» Mais au moment de débarrasser la table, une autre surprise attendait la serveuse: l'un des filous avait oublié sa carte de transport, où figurent ses coordonnées.

Le lendemain, le restaurateur a publié un message amusé sur la page Facebook du bar, invitant ses «chers clients» à venir récupérer l'abonnement et régler l'addition par la même occasion. La publication a été largement partagée et commentée, les internautes s'esclaffant pour la plupart de l'étourderie des auteurs.

«Lundi, peu après l'ouverture, cinq des six jeunes étaient là, accompagnés par l'un des papas, explique François Mabillard. Ils n'en menaient pas large. Ils ont dans les 17 ou 18 ans et fêtaient les vacances. Apparemment, ils auraient été pris de remords avant même d'avoir vu passer mon message sur Facebook.» Le cafetier a accepté leurs excuses et passé l'éponge, sans porter plainte pour filouterie d'auberge: «S'ils veulent revenir, ils sont les bienvenus.» En payant, évidemment.

Un délit souvent élucidé

Avec l'interdiction de la fumée en 2010, les établissements publics ont craint une augmentation du «resto-basket». Cela n'a pas été le cas et le phénomène est marginal en Suisse romande, constatent GastroValais et GastroVaud. En 2015, la police vaudoise a reçu 32 plaintes pour des filouteries d'auberge (y compris dans les hôtels), élucidés dans 81% des cas. Lorsqu'il est dénoncé, c'est un délit pénal.

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