Crise en Ukraine: Des agents russes impliqués dans les tueries
Actualisé

Crise en UkraineDes agents russes impliqués dans les tueries

Des membres du FSB, les services de sécurité russes, ont été impliqués dans les tueries de fin février à Kiev, qui ont fait près de 90 morts, ont assuré jeudi les autorités ukrainiennes.

«Des agents du FSB (ndlr: services secrets russes ) ont participé à la planification et à la mise en oeuvre de la prétendue opération antiterroriste», a déclaré jeudi Valentin Nalivaïtchenko, chef des services de sécurité ukrainiens, lors d'une conférence de presse sur les résultats préliminaires de l'enquête sur les tirs mortels du Maïdan.

Ianoukovitch impliqué

Le président pro-russe déchu Viktor Ianoukovitch «a donné l'ordre criminel» de la répression des manifestations sur le Maïdan à Kiev, a également déclaré le chef des services de sécurité ukrainiens. «Tout a été coordonné par des membres des forces de l'ordre» a encore souligné le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, lors d'une conférence de presse sur les résultats préliminaires de l'enquête sur les tueries du Maïdan.

Démenti des Russes

Les services de sécurité russes (FSB) ont démenti implicitement jeudi avoir été impliqués dans les tueries de fin février sur le Maïdan, la place de l'indépendance à Kiev, qui ont fait près de 90 morts et conduit à la chute du régime pro-russe, selon les agences russes.

«Nous ne commentons pas des accusations gratuites», a déclaré le service de presse du FSB, interrogé sur les affirmations de Valentin Nalivaïtchenko, chef des services de sécurité ukrainiens, selon lequel des agents du FSB ont «participé à la planification et à la mise en oeuvre» de la répression meurtrière de la contestation à Maïdan.

«Que ces déclarations restent sur la conscience des services de sécurité ukrainiens», a-t-il ajouté.

Le ministère russe des Affaires étrangères, via son délégué pour les droits de l'Homme, Konstantin Dolgov, a de son côté appelé à ne pas tirer de conclusions «hâtives et politisées» dans l'enquête sur les tirs de snipers.

«Nous appelons à ne pas tirer de conclusions hâtives et politisées, basées sur des hypothèses et des documents ayant «fuité» par hasard», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

«Nous sommes convaincus que l'enquête doit être professionnelle, impartiale, sans ingérence extérieure et basée sur des faits solides et objectifs», a-t-il ajouté.

Plus tôt jeudi, le Parquet général d'Ukraine avait annoncé l'arrestation de douze membres d'une unité des anciennes forces spéciales antiémeutes, les «Berkout», soupçonnés d'être impliqués dans les tueries de fin février.

(ats/afp)

Dernier rabais sur le gaz annulé

La Russie a annulé jeudi le dernier rabais octroyé à l'Ukraine sur les livraisons de gaz russe. Elle a ainsi fait passer le prix des 1000 mètres cubes à 485 dollars, ce qui représente l'un des prix les plus élevés appliqués aux pays européens.

«Le prix du gaz pour l'Ukraine augmente et à partir d'avril s'établit à 485 dollars les 1000 mètres cubes», a déclaré le patron de Gazprom, Alexeï Miller, cité par l'agence Itar-Tass, lors d'une rencontre avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

Ce dernier a annoncé la fin de la réduction de 100 dollars accordée en 2010 lors d'un accord sur la prolongation du bail de la Flotte russe de la mer Noire dans sa base historique de Sébastopol, en Crimée.

Survol de la Crimée à éviter

L'Agence européenne de la sécurité aérienne a recommandé jeudi aux compagnies d'aviation d'éviter l'espace aérien de la Crimée, disputé par l'Ukraine et la Russie et jugé dangereux.

Dans une recommandation écrite diffusée sur son site, l'agence attire l'attention des opérateurs sur les «graves risques pour la sécurité des vols civils» posés par l'intention déclarée de la Russie de prendre en main le trafic aérien au dessus de la Crimée, qui est «sous la responsabilité de l'Ukraine».

Ton opinion