Actualisé

Des ballets de Stravinski revisités

GENEVE. Le Grand
Théâtre propose cette
semaine «Petrouchka» et
«Le sacre du printemps».

Ces deux ballets d'Igor Stravinski ont des origines communes dans le folklore et les traditions russes mais sont transposés respectivement avant guerre et à une époque indéterminée.

Les marionnettes originales de «Petrouchka» deviennent des acteurs de cinéma, la foule bigarrée de la foire, des spectateurs et le Charlatan, un projectionniste. Les acteurs prennent vie en sortant de l'écran et se mêlent aux spectateurs sur scène, et à ceux de la salle.

La mise en abyme est poussée encore plus loin lorsque Petrouchka emprunte la baguette du chef interrompant l'orchestre et lorsque le Maure propose à une (vraie) spectatrice de le diriger.

Le plateau du «Sacre du printemps» est épuré au maximum, le seul accessoire étant un escalier. La plus grande partie du ballet est dansée par Madeline Wong, dans un costume réduit au strict minimum. Les hommes ont été complètement occultés pour accentuer l'idée du féminin tout en conservant à ce ballet son caractère païen et tribal initial.

La direction musicale de Rossen Milanov permet, grâce aux pauses musicales et aux roulements de tambour plus longs que dans la partition, différents effets comiques tout en étant en parfaite adéquation avec les chorégraphies.

Samuel Pouyt

Grand Théâtre, je 18, ve 19, sa 20, 20 h

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