Actualisé 09.07.2020 à 06:48

Kenya

Des ballons flottants assurent la connexion internet

Le groupe Alphabet a finalement placé dans les airs son premier réseau flottant à haut débit destiné à des zones reculées.

de
Laurent Favre
Loon Alphabet
Loon Alphabet

Le projet Loon s’est officiellement concrétisé par le lancement officiel de ballons au Kenya.

loon/alphabet

Les appels vocaux, les appels vidéos et autre consultation sur des applications comme YouTube peuvent désormais passer par des ballons au Kenya. Des vitesses de téléchargement de 18,9 Mbps en download et de 4,74 Mbps en upload sont mises en avant par Loon, filiale du groupe Alphabet (Google). «Ce qui pouvait nous paraître étrange autrefois est confronté aujourd’hui à chaque personne connectée et à chaque mégaoctet de données consommées passant par la stratosphère. Ce que nous voyons au Kenya aujourd’hui, ce sont les fondements d’une troisième couche de connectivité», s’est félicité son patron Alastair Westgarth.

Plutôt que de fournir une connectivité depuis le sol via des antennes de téléphonie et des réseaux câblés, ou depuis l’espace via des satellites, Loon construit ce qu’il appelle une «troisième couche» dans la stratosphère. Elle a pour but de suppléer aux autres modes de connexion dans les régions peu accessibles, comme au Kenya dans le cas présent.

Chaque ballon assure une couverture d’environ 3200 km2. Il fait à peu près la surface d’un terrain de tennis lorsqu’il est complètement pressurisé dans la stratosphère à plus de 18’000 mètres d’altitude. Le vent est nécessaire pour naviguer et le soleil pour alimenter ses équipements de réseau. La durée de vie d’un ballon, fabriqué à partir d’un plastique fin et rempli d’hélium, est d’environ cinq mois.

Bien que cela ressemble à de la lointaine science-fiction, ce n’est pas le cas. Regardez le Kenya

Alastair Westgarth, patron de Loon, filiale du groupe Alphabet (Google).

Loon s’est associée à l’opérateur local Telkom Kenya pour diffuser de la bande-passante 4G à partir de ses ballons solaires. La filiale d’Alphabet a déclaré que son service couvrirait initialement 50’000 km2 dans les parties ouest et centrale du Kenya. Une flotte de 35 ballons devrait ensuite être en place au-dessus de l’Afrique de l’Est «dans les semaines à venir». Née en 2011 du laboratoire secret Google X, Loon avait fait jusqu’à ce jour seulement des tests, comme à Porto Rico après l’ouragan Maria qui avait frappé l’archipel.

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7 commentaires
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Heresse

09.07.2020 à 10:39

Il est intéressant de noter qu'il n'y a aucun commentaire positif. De plus, chacun depuis sa petite bulle de confort en Europe, y va de son petit conseil de ce qui serait bien pour l'Afrique. Est-ce que quelqu'un y a déjà mis le pied au moins pour se rendre compte qu'Internet est un besoin pour tous au même titre que les produits de 1ère nécessité?

Ouèsava

09.07.2020 à 09:11

Autant que je sache, l'internet et les réseaux de téléphonie mobiles sont très utilisés en Afrique en général. La population y explose, donc la demande devrait suivre. Par contre, encombrer la stratosphère, par des monceaux de plastique d'une durée de vie très limitée... et comment assurer la position de ces réémetteurs ?

Et ça continue...

09.07.2020 à 09:02

Eau potable et nourriture sont plus nécessaire que du débit intermet non ? A moins que ce soit pour les chasseurs fortunés...