29.03.2017 à 01:35

Palestine

Des banques françaises en soutien de la colonisation?

La FIDH accuse les quatre premières banques françaises de financer la colonisation israélienne des Territoires occupés.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme, la Société générale, ainsi que BNP Paribas, le Crédit agricole, BPCE et l'assureur AXA financent la colonisation des Territoires palestiniens. (Photo d'archives)

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme, la Société générale, ainsi que BNP Paribas, le Crédit agricole, BPCE et l'assureur AXA financent la colonisation des Territoires palestiniens. (Photo d'archives)

AFP

Les quatre premières banques françaises (BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, BPCE) ainsi que l'assureur AXA financent la colonisation des Territoires palestiniens par Israël via des participations dans des banques et des entreprises israéliennes actives dans les colonies. L'attaque émane mercredi de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) à Paris.

Par leur soutien «persistant» aux banques et entreprises israéliennes impliquées dans les colonies, elles «contribuent indirectement au maintien et au développement» des colonies, selon l'étude de la FIDH intitulée «Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne».

Les cinq grands groupes gèrent des «participations financières» ou «détiennent des actions» dans des banques israéliennes, qui constituent un «outil essentiel de la politique de colonisation» en «finançant les constructions», indique ce rapport co-écrit notamment avec la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

«Le profit, quel que soit le résultat»

Elles ont les mêmes rapports avec des entreprises israéliennes «qui fournissent des services vitaux au maintien et au développement des colonies», tels que «la construction d'habitations ou d'usines, la connexion aux réseaux téléphoniques et Internet ou encore l'aménagement en équipements de surveillance».

Banques et assurance «cherchent le profit, quel que soit le résultat», a dénoncé Maryse Artiguelong, vice-présidente de la FIDH. Il est «triste» de voir qu'elles «se mettent dans une telle illégalité juste pour faire un peu plus d'argent», selon elle.

«On veut que les entreprises françaises retirent leur argent des sociétés israéliennes ayant à voir avec les colonies», comme le stipulent des «recommandations» du ministère français des affaires étrangères publiées en 2014, a expliqué Didier Fagart, membre de l'association France Palestine solidarité, co-auteure de l'étude. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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