Actualisé 24.05.2018 à 10:48

Genève

Des bolides à l'abandon qui coûtent cher

Faute d'entretien, les voitures de luxe de Téodorin Obiang séquestrées par la justice sont en mauvais état. Elles ont donc perdu de la valeur.

de
mpo
1 / 17
25 voitures de luxe ayant appartenu à Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été vendues aux enchères, dimanche 29 septembre 2019, à Chéserex (VD).

25 voitures de luxe ayant appartenu à Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été vendues aux enchères, dimanche 29 septembre 2019, à Chéserex (VD).

Laurent Gillieron
Les bolides sont partis pour un total de 23,4 millions de francs, a indiqué la maison de vente Bonhams.

Les bolides sont partis pour un total de 23,4 millions de francs, a indiqué la maison de vente Bonhams.

Laurent Gillieron
Onze de ces véhicules avaient été séquestrés en novembre 2016 dans la zone de fret de l'aéroport de Genève sur mandat du Ministère public, dans le cadre d'une procédure pénale contre Teodorin Obiang.

Onze de ces véhicules avaient été séquestrés en novembre 2016 dans la zone de fret de l'aéroport de Genève sur mandat du Ministère public, dans le cadre d'une procédure pénale contre Teodorin Obiang.

Lecteur reporter

Pour le contribuable genevois, le séquestre de 25 bolides du vice-président de la Guinée équatoriale, accusé de blanchiment d'argent, pourrait s'avérer particulièrement coûteux. Confisquées fin 2016, les voitures ont été entreposées au bureau des autos sans autre forme d'entretien, révèle la «Tribune de Genève». Or, ce type de véhicule doit être bichonné pour ne pas se détériorer, surtout quand il ne roule pas.

Parmi les bolides en question, des modèles tels qu'une Lamborghini Veneno ou une Bugatti Veyron. Ils ont végété dans un hangar jusqu'en novembre dernier. Après analyse, il s'avère que le séquestre a déjà coûté 50'000 francs, mais également que les batteries et les pneus sont à plats, les réservoirs vides et que les dégâts pourraient être conséquents.

Frais importants

Le hic, c'est que si le bien doit être restitué, il doit l'être dans l'état d'origine. Le cas échéant, l'Etat revendra les véhicules. Ainsi, la dégradation des machines pourrait coûter cher au Canton. Le rapport déposé conclut que «la dévaluation des voitures est potentiellement importante». Le Ministère public a donc mis une dizaine de ces bolides en gardiennage auprès de la société spécialisée qui s'en occupait avant le séquestre.

Le gouvernement de Guinée équatoriale n'exclut par ailleurs pas une action en justice afin d'obtenir une indemnisation. Pour l'heure, aucun procès n'est en vue. Par ailleurs, la justice genevoise a également fait séquestrer un yacht aux Pays-Bas. Son entretien coûte 2000 euros par jour.

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!