Noël: Des cadeaux moins nombreux et moins chers
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NoëlDes cadeaux moins nombreux et moins chers

Les cadeaux sous le sapin ne seront pas aussi gros et aussi nombreux qu'avant. Les consommateurs ont décidé de passer au régime minceur à Noël.

Noël sera plus modeste, cette année.

Noël sera plus modeste, cette année.

Le père Noël sera au régime minceur cet hiver: les consommateurs européens, touchés au porte-monnaie dans plusieurs pays par la rigueur, choisiront des cadeaux moins nombreux, moins chers et plus utiles. Ils traqueront davantage les bonnes affaires sur internet. Les Suisses, eux, dépenseront plus.

Les Européens devraient réduire encore cette année de 2,5% en moyenne à 590 euros (795 francs) leurs dépenses pour les cadeaux de Noël, les sorties et les repas des fêtes, selon une étude publiée mardi par le cabinet Deloitte.

Ce sont les Français qui affichent le plus leur pessimisme en l'absence du rebond économique espéré: près de deux-tiers (62%) pensent toujours que leur pays est en récession, et pour la première fois ils perdent confiance dans la sécurité de leur emploi.

«On pourrait être tenté face à la magie de Noël d'oublier un quotidien qui n'est pas toujours au beau fixe», indique Antoine de Riedmatten, associé responsable du secteur de la distribution chez Deloitte. «Mais non, les Français sont raisonnables avec un budget sous contraintes, qu'on chiffre à 605 euros», en baisse de 4% sur un an.

Les postes cadeaux (-4,9%) et sorties (-6,9%) en pâtiront notamment, mais ils tenteront de préserver les repas de fêtes (- 2,2%).

Rigueur de mise

Les populations touchées par des plans de rigueur se serreront le plus la ceinture, comme les Grecs (-21%), dont les dépenses tomberont à 410 euros et les Irlandais (-10,6%), qui malgré des arbitrages consacreront encore 1020 euros aux fêtes.

Les Luxembourgeois seront les plus dépensiers avec 1200 euros (&2,4%). Les dépenses augmenteront aussi en Suisse (&1,2%) ou encore en Allemagne (&0,4%).

Lundi, le cabinet Ersnt & Young publiait d'ailleurs une étude sur les dépenses de Noël en Suisse. Le bon climat de consommation y inciterait les consommateurs à dépenser plus qu'en 2009 (309 francs en 2010, soit une hausse de 34 francs).

Dans leur ensemble, les Européens souhaitent à 94% dépenser «utile»: ils prévoient donc à 81% d'acheter des cadeaux pour moins de personnes, à 77% de chercher des cadeaux moins chers, et à 84% de privilégier les promotions.

Chocolats en tête

Les cadeaux les plus offerts devraient être les cosmétiques et le chocolat. Internet poursuit sa montée en puissance: 28% des Français y feront leurs emplettes et y achèteront plus de 42% de leurs cadeaux.

Les hypermarchés devraient rester le premier endroit où les Français feront leur courses (32%), mais internet (13%) fera pratiquement jeu égal avec les magasins spécialisés (14%), permettant notamment d'éviter les magasins bondés .

Cette étude a été réalisée par le cabinet Deloitte dans dix-neuf pays, auprès d'un échantillon de 20'655 consommateurs, interrogés lors des deux dernières semaines de septembre, avant l'essentiel des mouvements sociaux en France contre la réforme des retraites.

(ats/afp)

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