Roselyne Bachelot parle des Bleus: «Des caïds immatures et des gamins apeurés»
Actualisé

Roselyne Bachelot parle des Bleus«Des caïds immatures et des gamins apeurés»

La ministre des Sports française Roselyne Bachelot n'a pas mâché ses mots mercredi face à l'Assemblée pour parler de l'équipe de France.

De retour d'Afrique du Sud, où elle a suivi les dernières étapes du parcours désastreux de l'équipe de France de football, la ministre des Sports Roselyne Bachelot a confirmé mercredi à l'Assemblée la tenue prochaine d'un «audit externe» sur cet échec en vue de la rénovation de la gouvernance de ce sport.

«Je ne peux que constater, comme vous (...), le désastre avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés, un coach désemparé et sans autorité, une Fédération française de football aux abois», a-t-elle souligné en réponse à une question du député UMP Jean-François Lamour, ancien champion olympique d'escrime.

«C'est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de prendre toutes ses responsabilités, d'abord en faisant faire une analyse approfondie, un audit externe, car ceux qui ont failli ne peuvent pas piloter cette analyse, il ne peuvent pas faire leur cuisine sur leur petit feu», a précisé la ministre, qui devait participer dans l'après-midi à l'Elysée à une «réunion de travail» sur ce thème, en présence de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Rama Yade.

Veiller au «respect de la charte de déontologie»

«Ensuite, nous voulons rénover profondément la gouvernance du football», a-t-elle poursuivi, invitant Jean-François Lamour, ses collègues UMP David Douillet, ex-champion olympique de judo, et Michèle Tabarot, présidente de la commission des Affaires culturelles à l'Assemblée, ainsi que l'ex-communiste Patrick Braouzec, qui préside la Fondation du football, à contribuer à ces travaux, «avec le Comité olympique français, avec les instances compétentes et expertes».

S'engageant à tirer «toutes les leçons» de ce fiasco, Mme Bachelot a souhaité que l'accent soit mis sur les question d'éthique financière et de déontologie, «parce que la déontologie a été foulée au pied», a-t-elle lancé.

«Je veux que le respect de la charte de déontologie soit le visa pour participer à toute compétition sportive au nom de la France», a conclu la ministre, affirmant ne pas pouvoir pardonner «qu'on ait brisé les reins à des millions d'enfants». (ap)

Ton opinion