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Ville de GenèveDes cendriers relookés pour attirer les mégots

La Municipalité a revu la signalétique des cendriers disséminés dans l'espace public, afin d'inciter la population à en faire un meilleur usage.

par
jef
Le conseiller administratif Guillaume Barazzone s'appuie sur une nouvelle poubelle. A la droite de celle-ci, le cendrier à l'habillage retravaillé. Tout à gauche, les anciennes poubelles orange de la Ville.

Le conseiller administratif Guillaume Barazzone s'appuie sur une nouvelle poubelle. A la droite de celle-ci, le cendrier à l'habillage retravaillé. Tout à gauche, les anciennes poubelles orange de la Ville.

Des cendriers au trois-quart vides: voilà ce que découvrent quotidiennement les éboueurs de la Ville de Genève. Sur le sol, en revanche, les cigarettes s'accumulent. «Nous avons fait un test, bien sûr sans valeur scientifique: sur 100 mètres carrés, nous avons trouvé 2500 mégots», relate le conseiller administratif Guillaume Barazzone. L'élu PDC émet l'hypothèse que les Genevois souillent la chaussée faute de cendriers bien visibles plutôt que par je-m'en-foutisme. Depuis hier, l'habillage des réceptacles a donc été revu. Les voici transformés en grandes cigarettes factices. Si celles-ci ne produisent pas d'effet dans les mois à venir, le magistrat dit «ne pas exclure de sanctionner davantage».

Un coût de 7000 francs

L'apparence des 200 cendriers qui équipent les poubelles municipales dans les lieux de passage (rade, vieille-ville) ou les lieux sensibles (enrochements, parcs, préaux) a été retravaillée, pour un coût total de 7000 fr. Guillaume Barazzone juge la dépense modique au vu du «fléau» que représentent les mégots. «Ils sont moches. Les ramasser coûte très cher au contribuable. Enfin, ils polluent, mettent douze ans à se décomposer et contiennent de l'acétate, de la glycérine, du goudron et de la nicotine.»

Bientôt un indice de propreté

Avec les poubelles à sacs jaunes de 110 litres, les poubelles carénées lancées voici deux mois et maintenant la signalétique des cendriers, Guillaume Barazzone estime que la Ville «aura tout fait» ce qui est en son pouvoir pour induire des comportements plus respectueux du domaine public. Par ailleurs, il souhaite «très rapidement» mettre sur pied un «indice de propreté basé sur des faits objectifs» afin de cibler au mieux les actions de la Municipalité.

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