France – Des centaines de «gilets jaunes» sont descendus dans la rue
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FranceDes centaines de «gilets jaunes» sont descendus dans la rue

Samedi, de nombreux «gilets jaunes» ont battu le pavé parisien pour défendre les retraites et protester contre les taxes.

Les «gilets jaunes» sont descendus dans la rue, samedi.

Les «gilets jaunes» sont descendus dans la rue, samedi.

AFP

Selon la préfecture de police de Paris, 1800 «gilets jaunes» ont manifesté. Des cageots et des installations qui restaient à la fin d’un marché situé sur le parcours de la manifestation ont été incendiés et quelques heurts ont eu lieu près de la place d’Italie (XIIIè).

Les forces de l’ordre ont répondu aux feux de poubelles par des jets de gaz lacrymogènes. Après ces heurts, la manifestation est allée à son terme au sud de Paris.

Les «taxes», les petites retraites, «les politiciens (qui) ne connaissent pas les problèmes des Français»: les thèmes traditionnels des «gilets jaunes» qui ne «lâchent rien» étaient toujours présents se mêlant à d’autres plus actuels contre le pass sanitaire. Une pancarte dénonçait «un pays au bord de l’overdose».

«Les «gilets jaunes» triompheront»

Figure emblématique des «gilets jaunes», Jérôme Rodrigues était présent au rassemblement. «On est là parce qu’on pense que les «gilets jaunes» triompheront», assure Marie Huguet, 68 ans, venue d’Orléans, présente depuis les premières semaines du mouvement.

Elle dénonce pêle-mêle «le pays le plus taxé au monde», «la politique», dont elle «a horreur», «les politiciens (qui) ne connaissent pas les problèmes des Français». «On demande depuis le début le RIC», le référendum d’initiative citoyenne.

Elle est avec son amie Georgette qui touche moins de 1000 euros de retraite par mois. «Ils nous ont baissé les pensions ! (…) Et l’histoire des 100 euros c’est un coup de bluf», s’insurge cette dernière à propos de l'»indemnité inflation» de 100 euros promise à 38 millions de Français, «percevant moins de 2.000 euros par mois», selon le gouvernement.

Grande caricature

En marge de la manifestation, deux personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, selon le parquet de Paris.

Il s’agit, selon la préfecture de police, de la propriétaire et du conducteur d’une camionnette rose, installée au point de rassemblement à Bercy, sur lequel figurait une grande caricature mettant en scène dans des positions scabreuses Joe Biden, Emmanuel Macron et le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Ce dernier a décidé de porter plainte, a précisé la PP.

(AFP)

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