Canton de Genève - Des chatons entassés dans une cage durant plus de 18h de voyage

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Canton de Genève Des chatons entassés dans une cage durant plus de 18h de voyage

Les douaniers de Bardonnex ont intercepté un automobiliste en provenance du Portugal qui transportait des chats et chatons de race non déclarés, dans des conditions ne respectant pas leur bien-être.

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lgb/comm./jef
Les félins, de race Bengale, valent au total quelque 6000 francs.

Les félins, de race Bengale, valent au total quelque 6000 francs.

Administration fédérale des douanes

Une chatte adulte et ses quatre petits ont été découverts entassés dans une cage dans la voiture d’un ressortissant portugais, lundi 14 juin, à la douane de Bardonnex (GE), indique l’Administration fédérale des douanes (AFD) dans un communiqué. Deux autres chats adultes avaient également été placés dans une deuxième cage. Il s’est avéré que les félins voyageaient ainsi depuis plus de 18h en provenance du Portugal, sans respect de leur bien-être et des conditions vétérinaires d’importation.

Lors du contrôle, les douaniers ont relevé l’absence de passeport et de puce électronique pour les quatre chatons. Leur détenteur aurait également dû disposer d’une déclaration écrite certifiant qu’ils n’avaient pas eu de contacts depuis leur naissance avec des animaux sauvages sensibles à la rage. En outre, aucun des sept chats n'avait été dédouané.

Des animaux de valeur

Les chats et chatons, de race Bengale, valent au total quelque 6000 francs. Leur propriétaire, âgé de 27 ans et domicilié en Suisse, s’est vu donc infliger une amende pour infraction à la loi sur la TVA. «Le chat, comme les autres bêtes, est un animal mais est aussi considéré comme une marchandise, qui doit être déclarée au guichet ad hoc à l’entrée sur le territoire», explique Donatella Del Vecchio, porte parole de l’AFD.

Pas de contrebande

Dans le cas présent, les douanes ont estimé faire face à un cas isolé. En l’absence de suspicion de contrebande, elles ont renoncé à faire intervenir leur service anti-fraude. Elles ont en revanche dénoncé le cas au service vétérinaire compétent (en l’occurrence celui de Fribourg, canton de destination du contrevenant) pour non-conformité aux conditions vétérinaires d’importation.

Quarantaine très probable

Qu’advient-il alors des animaux? Si le service des affaires vétérinaires genevois a expliqué, de manière générique, que de telles situations donnaient lieu à des décisions au cas par cas. Une enquête serrée est diligentée pour connaître l’exacte provenance des bêtes. Par la suite, l’éventail d’options est large: les animaux peuvent être acceptés sur le territoire, refoulés, voire euthanasiés. Cette dernière option n’est cependant jamais un premier choix et constitue un ultima ratio.

En fin d’après-midi, le service des affaires vétérinaires fribourgeois s’est lui aussi exprimé. Aucune réponse globale ne peut être donnée, expose-t-il. Divers facteurs sont pris en compte pour évaluer le risque que représente l’animal: pays de provenance à risque de rage ou non, espèce de l’animal, âge, état général ainsi que d’éventuelles autres preuves fournies par le propriétaire. Une fois l’analyse effectuée, «les mesures possibles sont soit une quarantaine stricte dans un endroit hors du domicile ou une quarantaine à domicile pour les animaux avec un risque très faible».

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