Canton d’Argovie: Des chats visés par des armes, la police met en garde
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Canton d’ArgovieDes chats visés par des armes, la police met en garde

Plusieurs matous ont été touchés dernièrement par des flèches ou des armes à air comprimé en Argovie. Au point que les autorités s’en inquiètent.

Un chat touché par une flèche, en avril, dans le canton d’Argovie, avait dû être euthanasié.

Un chat touché par une flèche, en avril, dans le canton d’Argovie, avait dû être euthanasié.

Police cantonale Argovie

Ces dernières semaines, plusieurs chats ont été victimes de tirs de carabine à air comprimé ou de flèches dans le canton d’Argovie. À Sins, un chat n’a pas survécu à une attaque à l’arc ou à l’arbalète, à la mi-avril. «Avec le temps printanier, de nombreux chats sont plus souvent dehors. Malheureusement, certaines personnes sont tellement dérangées par ces incursions dans des jardins privés et les champs qu’elles réagissent avec violence», déplore la porte-parole de la police cantonale, Aline Rey, dans «20 Minuten». Comme les incidents ont eu lieu à différents endroits du canton, les autorités pensent qu’il s’agit de plusieurs auteurs différents.

La police argovienne appelle à signaler immédiatement de tels actes. Les forces de l’ordre mènent une campagne de prévention sur les réseaux sociaux et rappellent que torturer un animal est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans. Comme il s’agit d’un délit poursuivi d’office, un signalement est systématiquement suivi. Les propriétaires sont priés d’équiper leurs chats d’une puce, seul moyen d’identifier les animaux blessés.

Des incidents similaires ont déjà eu lieu par le passé, notamment en Thurgovie et dans les Grisons, l’année dernière, rappelle «20 Minuten». En décembre 2020, un retraité avait été condamné à une peine de prison avec sursis de treize mois et à une amende de 3000 francs pour avoir infligé de multiples mauvais traitements à des animaux. Il avait attiré le chat d’un voisin dans un piège et lui avait tiré dessus. L’animal avait survécu, mais était grièvement blessé. Devant le tribunal de district d’Andelfingen, il avait déclaré: «Je ne voulais pas torturer intentionnellement le chat. Je voulais juste lui donner une leçon pour qu’il ne mange plus les oiseaux que je nourris en hiver.»

(mie/jba)

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