Thaïlande: Des «chemises rouges» se rassemblent
Actualisé

ThaïlandeDes «chemises rouges» se rassemblent

Quelque 10'000 opposants thaïlandais au régime en place sont descendus dans la rue vendredi, demandant la libération de leurs dirigeants.

Des opposants au Premier ministre thaïlandais sont descendus dans la rue, vendredi, à Bangkok.

Des opposants au Premier ministre thaïlandais sont descendus dans la rue, vendredi, à Bangkok.

Des milliers de «chemises rouges», les opposants au Premier ministre thaïlandais, sont descendus dans les rues de Bangkok vendredi. Ils ont demandé la libération de leurs dirigeants emprisonnés après les manifestations du printemps.

Selon les estimations de la police, plus de 10'000 personnes se sont rassemblées devant le Monument de la démocratie dans le quartier historique de la capitale thaïlandaise. La manifestation a eu lieu huit mois après la répression des émeutes, où plus de 90 personnes, des civils pour la plupart, avaient trouvé la mort.

Un millier de policiers étaient présents dans les rues. Les manifestants étaient comme d'habitude vêtus de rouge et brandissaient des oiseaux de papier rouge, symboles de la liberté, en chantant des chansons.

Comme les fois précédentes, les manifestants ont fait fi l'état d'urgence instauré par le gouvernement à Bangkok depuis avril et qui est toujours en vigueur.

Les chemises rouges anti-gouvernementales avaient occupé les rues de la capitale pendant deux mois, du 14 mars au19 mai. Leur nombre s'était élevé à 100'000 au plus fort des manifestations. Les affrontements entre les soldats et les manifestants s'étaient soldés par 91 morts et au moins 1900 blessés.

Opposition décapitée

Depuis, la plupart des leaders des chemises rouges se cachent ou sont en prison, accusés de terrorisme. «Nous voulons la libération de nos dirigeants», a déclaré Jatuporn Prompan, député de l'opposition, à la foule rassemblée vendredi. Doté de l'immunité parlementaire, il est un des rares leaders du mouvement encore en liberté.

Les manifestations du printemps ont mis au jour les profondes divisions entre les élites de Bangkok qui gravitent autour du palais royal, et les masses rurales du nord et du nord-est du pays. Ces dernières s'estiment exclues du pouvoir politique et économique.

Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a annoncé cette semaine la probable levée de l'état d'urgence dans la capitale d'ici la fin de l'année. (ats/afp)

Ton opinion