Des chèques baby-sitter pour éviter l'absentéisme

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Des chèques baby-sitter pour éviter l'absentéisme

Des patrons offrent de payer la garde d'enfants malades pour réduire l'absentéisme des parents au travail.

Ce matin, Françoise ne peut pas conduire son fils à la garderie parce qu'il a la scarlatine. Elle ne peut pas non plus rester chez elle pour le veiller junior. Employée dans le service financier d'une grande entreprise vaudoise, elle doit assister à une réunion importante. Grâce aux bons que lui offre son employeur, Françoise fait appel gratuitement à un service de garde d'enfants de la Croix-Rouge vaudoise. Dans les heures qui suivent, une assistante est à domicile.

«Cette nanou professionnelle est formée spécifiquement pour prendre en charge les enfants malades», confie Lelia Trezzini, de la Croix-Rouge vaudoise.

Légalement tout employé, homme ou femme, a droit à un congé de trois jours pour rester avec son enfant malade sur présentation d'un certificat médical. Et s'occuper de son enfant est une obligation. Selon la loi sur le travail, le couple peut prendre ainsi six jours de congé en tout. Pour les employeurs ces absences coûtent cher. Une multinationale vaudoise de cinq mille employés estime que le chèque garde d'enfant a permis en 2007 d'éviter 27 jours d'absence à 20 employés, ce qui correspond à 172 heures de garde. Comment expliquer des chiffres aussi modestes? «Notre offre est encore peu connue, confie Lelia Trezzini. Néanmoins la Croix-Rouge va lancer une campagne de prospection et espère doubler le nombre de ses clients d'ici au printemps 2009. «Nous sentons un intérêt croissant pour cette mesure de la part des employeurs», explique Lelia Trezzini. La Croix-Rouge n'est pas la seule dans ce créneau. Après trois ans en terre romande, le Service Famille, également actif dans ce domaine, projette aussi de recruter de nouveaux clients.

Giuseppe Melillo

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