Des chercheurs suisses testent la poule «bio»
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Des chercheurs suisses testent la poule «bio»

Les poules en batterie pondent beaucoup d'oeufs, mais elles ne sont pas faites pour vivre dans des élevages en plein air.

A Frick, en Argovie, l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) teste une poule pondeuse «bio».

Il existe vingt races hybrides en provenance de trois élevages qui sont vouées à la production d'oeufs dans le monde. Mais ces poules ne sont pas habituées à se retrouver en liberté, explique le Service d'information agricole alémanique (LID). Les éleveurs n'ont donc aucun intérêt à favoriser l'élevage de la volaille en plein air.

Depuis le mois d'octobre dernier, le FiBL tente de trouver la poule bio idéale. Pour ce faire, il teste huit groupes de 125 poules chacun. L'un d'entre eux est composé de gallinacées qui sont le fruit d'un croisement entre des races de pondeuses et des poules plus résistantes. Dans les autres groupes, la majorité des poules sont des hybrides des espèces les plus robustes.

Les premiers résultats sur les qualités bios de ces animaux sont attendus pour 2008. «Cet essai ne va toutefois pas permettre de trouver la poule bio parfaite», précise la spécialiste du FiBL Esther Zeltner. Alors qu'une poule en batterie pond environ 300 oeufs chaque année, les scientifiques aspirent à une production d'au moins 240 oeufs par an pour leur poule bio.

(ats)

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