Saignelégier (JU) - Des chevaux volent dans le ciel à plus de 100 km/h
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Saignelégier (JU)Des chevaux volent dans le ciel à plus de 100 km/h

L’armée a héliporté pour la première fois des chevaux ce vendredi dans les Franches-Montagne dans le cadre d’un exercice de sauvetage.

par
Adeline Hostettler
Vidéo Mediaprofil/20 minutes

Des chevaux ont traversé à tour de rôle le ciel jurassien jeudi et vendredi. Il s’agissait d’une expérience menée conjointement par la faculté de médecine vétérinaire VetSuiss de Zurich, le service vétérinaire de l’armée et les forces aériennes. Il avait pour but d’exercer le transport de chevaux par hélicoptère. «On a voulu tester si le cheval était capable de voler une longue période à une vitesse relativement élevée, tout en restant dans une situation confortable», explique le colonel Stéphane Montavon, chef du service vétérinaire de l’armée. Cet exercice était inédit pour les pilotes, car ils n’avaient jamais manié des charges vivantes et ils ont dû s’habituer à ces nouvelles sensations.

L’animal a été sédaté afin qu’il ne soit pas trop agité durant l’opération. Le cheval avait un électrocardiogramme branché ainsi qu’un thermomètre dans l’anus pour mesurer sa température corporelle. Ces deux appareils transmettaient en direct les données au vétérinaire qui se trouvait dans un deuxième hélicoptère pour veiller à ce que le trajet se déroule bien. En cas de problème, le vol aurait été immédiatement interrompu. Cela n’a pas été nécessaire…

Le bien-être du cheval prioritaire

Cet événement spectaculaire a intrigué une cinquantaine de curieux qui ont observé ces différents vols de 45 minutes chacun. L’hélicoptère est monté jusqu’à 200 mètres d’altitude et avait une vitesse maximale de 140 km/h. «On peut définitivement dire que le transport par hélicoptère, sur une durée aussi longue à ces vitesses et températures, n’a pas d’impact négatif sur le bien-être du cheval», s’est réjouit le colonel Stéphane Montavon. Et d’ajouter: «c’est resté notre priorité numéro une tout au long du projet».

Ce type de transport pourrait être appliqué lors d’accidents comme des glissements de terrain, des avalanches ou autres catastrophes naturelles. Jusqu’à présent, les chevaux étaient secourus par une ambulance spécialisée, mais cela prend beaucoup plus de temps. Pour avoir un maximum de chances de sauver l’animal les quatre premières heures sont décisives. «Les connaissances acquises concernant le protocole de sédation seront publiées au niveau scientifique et laïc afin que plusieurs pays puissent profiter de ces expériences faites aujourd’hui.», conclut le colonel Stéphane Montavon.

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