France - Des cheveux de Napoléon sont à vendre
Publié

FranceDes cheveux de Napoléon sont à vendre

Pour le bicentenaire de la mort de l’empereur demain, une vente aux enchères est organisée. Parmi les objets insolites, un message de son ami intime.

1 / 4
Le mouchoir personnel brodé de Napoléon sera mis à la vente mercredi. 

Le mouchoir personnel brodé de Napoléon sera mis à la vente mercredi.

REUTERS
Une assiette issue du service de Napoléon "Les Quartiers Generaux"  utilisé à Sainte Hélène. 

Une assiette issue du service de Napoléon "Les Quartiers Generaux" utilisé à Sainte Hélène.

REUTERS
 Une bande en batiste tachée du sang utilisée pour l’autopsie de Napoléon le 6 mai 1821.

Une bande en batiste tachée du sang utilisée pour l’autopsie de Napoléon le 6 mai 1821.

REUTERS

Un mouchoir de Napoléon, une bande en batiste tachée de sang utilisée pour son autopsie, un fin collier formé de fils d’or et de cheveux de l’Empereur seront mis en vente à Fontainebleau, près de Paris, mercredi, jour du 200e anniversaire de sa mort.

Un billet manuscrit accompagne ces objets intimes, donnant la preuve de leur authenticité: «Ce petit sac en soie blanche renferme des cheveux de S.M. l’Empereur Napoléon Ier, un mouchoir, marqué à son chiffre, lui ayant appartenu et une bande tachée de son sang lors de son autopsie. Ces précieux objets ont été donnés à mon père par le général de Montholon à son retour de Saint-Hélène», indique le billet, signé du «deuxième duc de Bassano».

Montholon était un des derniers compagnons de l’exil de Napoléon. L’autopsie de l’Empereur était pratiquée le 6 mai 1821 par Antommarchi, assisté de sept médecins britanniques. Montholon y assistait, avec les deux autres exécuteurs testamentaires de l’empereur, Bertrand et Marchand.

Raffinement extrême

A côté de ces reliques liées à la mort à Saint-Hélène, la maison de vente Osenat, réputée pour ses ventes d’objets liés à la monarchie et à l’empire, présente divers objets, tableaux et dessins dont «une étude de jambe pour le pape Pie VII» réalisée par Jacques-Louis David, en prévision du fameux tableau du couronnement.

La plus belle pièce de la «vente du bicentenaire» est un très élégant traîneau de bois peint vert et doré ayant appartenu à l’impératrice Joséphine, avec une caisse en forme de coquille, orné d’une statue de la déesse Hébé, et à l’avant, un aigle aux ailes déployées: témoignage du raffinement extrême des objets réalisés pour la cour et la famille impériale.

(AFPE)

Ton opinion