France: Des chiens avalent des merguez piégées

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FranceDes chiens avalent des merguez piégées

Deux chiens ont absorbé, la semaine dernière, près de Bordeaux, des merguez farcies aux hameçons. Celles-ci avaient été mystérieusement lancées dans un jardin familial.

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gco/afp

«Mimie», une femelle caniche de 13 ans, et «Balto», un berger allemand de 5 ans, l'ont échappé belle. Jeudi matin 11 août, les deux toutous ont avalé des morceaux de merguez piégés. Les deux chiens venaient d'être lâchés dans le jardin de la maison d'Anne, une retraitée de Cestas, près de Bordeaux.

Instinctivement, la propriétaire imagine qu'il s'agit de morceaux empoisonnés et elle se précipite, relate le journal «Sud Ouest». «Il y avait 9 tronçons de merguez fraîche de 3cm de long, jetés dans mon jardin», détaille Anne. Elle en ramasse cinq mais ne peut empêcher la caniche et le berger d'en avaler quatre morceaux...

En urgence chez le vétérinaire

Elle amène alors les chiens dans une clinique vétérinaire. La caniche est traitée par endoscopie et trois hameçons sont extraits de son estomac. Les choses s'avèrent plus compliquées avec le berger allemand car l'hameçon a migré vers l'intestin, précise le quotidien régional. Fort heureusement, grâce à un traitement alimentaire, les hameçons sont expulsées sans dommage par la voie naturelle dans la nuit de vendredi à samedi. Les deux chiens sont sauvés.

Anne s'en sort avec une grosse frayeur et plus de 700 francs de frais médicaux. «Et encore, ils ne m'ont pas tout fait payer», relève-t-elle. Anne a déposé plainte à la gendarmerie de Cestas pour «sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique». Le code pénal prévoit dans ce cas jusqu'à deux ans de prison et 30'000 euros d'amende.

Lancées dans le jardin «par accident»?

Des investigations ont été réalisées dans le voisinage «mais n'ont pas permis de porter d'accusation envers quiconque», a indiqué l'adjudant-chef Francis Berry de la brigade de gendarmerie de Cestas, confirmant une information de Sud Ouest. L'enquête ne met pas pour l'instant en évidence «de problématique de voisinage justifiant un tel geste».

La gendarmerie n'exclut aucune hypothèse, y compris celle d'appâts préparés pour la pêche et lancés dans le jardin par accident, ou par une personne ignorant qu'ils contenaient des hameçons. «Mais toutes les portes ouvertes jusqu'à présent pour l'enquête ont dû être refermées», a déclaré mardi le gendarme, assurant toutefois que les investigations se poursuivaient.

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