02.03.2019 à 13:53

Enney (FR)/LausanneDes convois exceptionnels pour refaire un pont

Près de 36 mètres de long, c'est la taille des éléments métalliques qui voyagent de la Gruyère vers la capitale vaudoise.

de
Xavier Fernandez

Dans le cadre de la transformation de la gare de Lausanne, le pont Jurigoz doit être refait. La partie gauche, dans le sens de la montée, vient d'être démontée. Pour la reconstruire, d'immenses éléments métalliques ont été façonnés à Enney, en Gruyère, par l'entreprise Morand. «Les ponts sont un marché dans lequel nous nous sommes récemment lancés. Jusqu'ici, nous étions surtout connus pour nos charpentes métalliques. Nous sommes donc ravis que les CFF nous aient fait confiance pour ce chantier», explique Jean-François Suchet, directeur général de Morand Constructions Métalliques.

Pour les transporter vers la capitale vaudoise, l'entreprise fribourgeoise a fait appel à la société de transports Boven, à Aigle (VD). Trois convois exceptionnels ont été organisés, avec des départs à 14 h, vendredi, samedi et dimanche. «Les camions font plus de 40 mètres de longs et pèsent presque autant de tonnes. C'est donc un vrai challenge pour nous de les amener à bon port. Mais, pour le moins vendredi, tout c'est bien passé», se réjouit l'un des responsables du transport.

Escortés par la police

Les deux premiers camions, deux autres suivront samedi et un dernier dimanche, ont ainsi emprunté la route cantonale, en direction de la Tour-de-Trême. Puis, ils ont circulé sur la route de contournement de Bulle, avant de s'élancer sur l'autoroute A12. S'ils ont provoqué quelques rétentions, il ne leur a pas fallu plus d'une demi-heure pour cette première partie. Escortés par la police, ils ont rejoint l'autoroute A9 qui les a conduit jusqu'à la sortie de la Maladière, à Lausanne. «Le plus compliqué, c'était la traversée d'Epagny (FR). Ensuite, nous avons fait le maximum pour que les automobilistes puissent nous dépasser sans difficulté. Malgré tout, pour des raisons de sécurité, nous avons dû nous mettre au milieu de la chaussée pour traverser les ponts et les viaducs», poursuit le jeune chauffeur.

Finalement, c'est vers 16 h que les poids lourds ont été stationnés à la route de Chavannes, en attente de la nuit de samedi à dimanche. En effet, pour circuler dans la capitale vaudoise jusqu'au pont Jurigoz, il est nécessaire d'attendre. «Sur le trajet, il y a quelques virages difficiles à négocier et certains panneaux devront être démontés. Donc, autant le faire lorsque les routes seront pratiquement désertes», précise le chauffeur. Pour finir, Jean-François Suchet souligne que l'opération devra être reconduite cet été, lorsque la deuxième moitié du pont sera à son tour remplacée.

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