Actualisé 13.12.2019 à 07:08

Vaud

Des convoyeurs de fond escortés par la police

Une patrouille a été vue jeudi 12 décembre en train de suivre un fourgon. Les autorités confirment la mesure sans donner plus de détails.

de
Frédéric Nejad Toulami

La scène s'est produite jeudi matin à l'entrée sud de Lausanne. Un fourgon blanc et gris remonte une avenue, suivi de près par un véhicule de la police cantonale. Cela fait-il suite à la dernière attaque de convoyeurs de fonds à Daillens, le 2 décembre, et aux mesures d'urgence prises par le Gouvernement vaudois (lire encadré)?

Chef de la communication et de la prévention de la police, Jean-Christophe Sauterel acquiesce. «Tout est mis en œuvre pour éviter un nouveau braquage de fourgon, déclare-t-il. C'est pourquoi nous prenons des mesures adéquates pour assurer et améliorer la sécurité des convoyeurs et aussi de la population et de nos hommes.» Il refuse cependant de donner plus de détails sur ces mesures. Faut-il en déduire que le véhicule escorté hier ne répondait pas aux nouvelles exigences vaudoises, dont celle d'être lourdement blindé? «No comment.» Jean-Christophe Sauterel rappelle que les sociétés de convoyage de fonds doivent aussi s'adapter aux nouvelles directives en la matière sur sol vaudois afin de moins tenter les malfrats.

Période sensible

«On montre ainsi aux délinquants que le risque pour eux est désormais plus élevé ici.» Mais cette période des fêtes de fin d'année est sensible, et une phase d'adaptation est nécessaire. Du côté du Département vaudois de la sécurité, on souligne que la police travaille en étroite collaboration avec les sociétés de transports. Quant aux coûts du dispositif policier, ils sont compris dans le budget ordinaire.

Mesures d'urgence

Impossible de savoir de la part du Département vaudois de la sécurité si des fourgons peu blindés d'autres cantons ne faisant que traverser Vaud doivent s'annoncer et sont contrôlés. Pour rappel, à la suite de la 3e attaque d'un convoi de fonds en six mois sur sol vaudois, et vu l'absence de réaction de la Confédération, le Conseil d'État a édicté des mesures d'urgence mardi, sur les horaires, le blindage lourd et un dispositif de destruction automatique des valeurs en cas d'attaque.

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!