Actualisé 11.03.2013 à 18:33

Lausanne

Des débrayages dans les écoles, à l'UNIL et au CHUV

Quelque 2000 manifestants selon la police ont défilé lundi dans les rues de Lausanne à l'appel des syndicats SUD et SSP-Vaud, pour protester contre la réforme de la caisse de pensions de l'Etat de Vaud (CPEV) et réclamé la réouverture des négociations.

«Maillard et Broulis, brouillard et malice» «Maillard et Broulis, assez de sacrifices», ont scandé les manifestants. «Non à des retraites low cost», pouvait-on lire sur des banderoles.

«Nous ne voulons pas que nos retraites bougent, le gouvernement devra reculer. S'il ne rouvre pas les négociations, il y aura d'autres journées de grève», a lancé Suzanne Peters, secrétaire syndicale au SSP.

Enseignement, UNIL et CHUV

Pendant la journée, le mouvement de grève a été diversement suivi lundi dans le canton de Vaud. La mobilisation a été notable surtout dans le secteur de l'enseignement et à l'Université de Lausanne (UNIL). Elle s'est révélée plutôt limitée au CHUV et marginale dans le secteur administratif, selon la Chancellerie d'Etat.

Dans l'enseignement obligatoire, 16 établissements sur 87 ont signalé des collaborateurs en grève, de un à 60 selon les cas. Dans six établissements, tout ou partie des cours ont été suspendus. Dans l'enseignement post-obligatoire, près de 40 collaborateurs ont observé la grève dans trois établissements.

Dans les gymnases, dix écoles ont connu des débrayages de diverses ampleurs. Au CHUV, une manifestation a eu lieu dans le hall d'entrée durant 25 minutes. Quatre-vingt personnes y ont participé.

Pour l'UNIL, une centaine de collaborateurs ont annoncé une grève allant d'une heure à la journée. A midi, 150 enseignants et chercheurs soutenus par des étudiants solidaires ont fait le tour du campus, selon le SSP. Dans le secteur administratif, les quelques manifestations n'ont pas eu d'impact notable sur l'activité des services.

Contexte particulier

«La mobilisation a été plutôt bonne malgré l'ambiance plombée par la signature de l'accord par la FSF», a souligné Françoise Emanuelle Nicolet du Syndicat Sud.» «Ces actions constituent déjà un succès dans ce contexte spécial de négociations déjà achevées», a estimé David Gygax, du SSP.

Une première manifestation a déjà eu lieu lundi dernier à l'appel des mêmes syndicats. Elle avait rassemblé un millier de personnes.

Déjà signé

L'accord sur la recapitalisation de la CPEV a été signé vendredi par le Conseil d'Etat et la plus grande des trois faîtières syndicales du personnel, la FSF. Les deux autres syndicats SUD et SSP refusent ce plan.

La convention prévoit notamment d'augmenter l'âge minimal de la retraite de deux ans qui passera de 60 à 62 ans. Le salaire déterminant pour le calcul de la rente sera effectué sur la moyenne des douze dernières années.

Les employés paieront davantage de cotisations: 10% de leur salaire contre 9% jusqu'ici. L'Etat aussi contribuera davantage, sa part passant de 15,0% à 15,5%. Ce plan devra encore être approuvé par le Grand Conseil. (ats)

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