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SuisseDes détenus libérés de détention administrative

Genève a libéré tous ses détenus administratifs depuis 1 mois en raison de la crise du Covid-19. Berne en a fait autant avec 14 prisonniers.

L'établissement de détention administrative de Frambois (GE).

L'établissement de détention administrative de Frambois (GE).

Keystone

Plus personne n'est placé en détention administrative depuis un mois à Genève. Le canton de Berne a également dû libérer 14 détenus, qui ne pouvaient pas être rapatriés dans leur pays d'origine en raison de la crise du coronavirus.

«Au début de la crise, il y a un mois, il a été décidé de fermer les établissements de détention administrative de Frambois et de Favra, faute de perspectives de solutions de renvoi à brève échéance», indique samedi Laurent Forestier, porte-parole de l'Office genevois de la détention. La plupart du temps il s'agit de liaisons aériennes qui ne sont plus en service.

Lors de la fermeture des établissements, une trentaine de détenus s'y trouvaient. Les personnes libérées peuvent toutefois être assignées à résidence ou avoir l'interdiction de pénétrer dans un périmètre ou une région. Dans le cadre du concordat intercantonal, le canton du bout du lac s'occupe aussi des détenus de Vaud et de Neuchâtel.

Détention «disproportionnée»

Dans le canton de Berne, les détenus ont été libérés sur ordre du tribunal compétent. Selon le directeur de la sécurité bernois Philippe Müller (PLR), qui confirmait samedi une information de la «Berner Zeitung», cette libération a eu lieu car il est impossible de savoir quand vont reprendre les liaisons aériennes.

«Une poursuite de la détention aurait été disproportionnée», relève-t-il. Philippe Müller précise toutefois avoir rejeté une demande de libération générale de toutes les personnes placées en détention administrative. Chaque cas est examiné individuellement.

Parmi les personnes libérées figurent notamment trois trafiquants de drogue ayant purgé leur peine de prison et en attente d'expulsion. Le tribunal a estimé dans ce cas qu'une prolongation de leur détention aurait également été disproportionnée. Généralement, les personnes représentant une menace importante pour la sécurité et l'ordre public ne doivent toutefois pas être libérées.

Parmi les autres détenus libérés, figurent six requérants d'asile dont la demande a été rejetée et en attente d'expulsion, écrit la «Berner Zeitung». Cinq autres cas relèvent de la procédure Dublin. Ces demandeurs d'asile doivent être renvoyés dans le pays européen où ils ont été enregistrés pour la première fois. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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