Attentats à Paris: Des dizaines de cadavres après une série d'attaques
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Attentats à ParisDes dizaines de cadavres après une série d'attaques

François Hollande a décrété l'état d'urgence sur tout le territoire et annoncé la fermeture des frontières après une série d'attaques commises vendredi à Paris. qui ont fait au moins 40 morts et 60 blessés.

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Les lieux où se sont déroulés les attaques du vendredi 13 novembre 2015, à Paris, en France.

Les lieux où se sont déroulés les attaques du vendredi 13 novembre 2015, à Paris, en France.

Les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir ont suscité une vague d'horreur et d'émotion à travers le monde. De Washington à Moscou, des Nations unies à l'Otan, dans toute l'Europe, les responsables ont condamné le carnage. (14 novembre 2015)

Les attentats sans précédent qui ont fait au moins 120 morts à Paris vendredi soir ont suscité une vague d'horreur et d'émotion à travers le monde. De Washington à Moscou, des Nations unies à l'Otan, dans toute l'Europe, les responsables ont condamné le carnage. (14 novembre 2015)

Keystone
Près du Bataclan, des retrouvailles dans l'émotion. (Vendredi 13 novembre 2015)

Près du Bataclan, des retrouvailles dans l'émotion. (Vendredi 13 novembre 2015)

Keystone

«Des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent sont en cours dans l'agglomération parisienne. Il y a plusieurs dizaines de tués, (...) c'est une horreur», a dit le président français, le visage marqué. Il a ensuite annoncé que l'état d'urgence allait être décrété, les frontières fermées et que des renforts militaires étaient demandés.

Selon une source policière, les attaques ont fait au moins 40 morts et 60 blessés. «Il y en aurait 20 à la salle de concert du Bataclan, 10 au niveau du restaurant Le Petit Cambodge (Xe arrondissement) et 10 rue de La Fontaine-au-Roy (XIe)», a-t-elle précisé. Le bilan reste provisoire et «pourrait être beaucoup plus lourd», selon diverses sources.

Attaques dans quatre secteurs

Des attaques simultanées se sont produites sur sept points différents, a-t-on affirmé de source proche de l'enquête. Au moins deux explosions ont retenti aux alentours du stade de France, où se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assistait le président François Hollande, qui a été évacué avant la fin de la rencontre.

Peu après 23h30, l'évacuation du stade était en cours. Des centaines de personnes continuaient de sortir, dans le calme, les visages graves. Certains spectateurs étaient en pleurs, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les attaques ont également été menées dans la salle de spectacle du Bataclan (centre de Paris) où une prise d'otages était en cours dans la nuit, ainsi que sur cinq axes de quartiers du centre de Paris très fréquentés le vendredi soir, près de la Place de la République, une zone proche du journal Charlie Hebdo attaqué en janvier.

Détonations au Bataclan

Autour de minuit, la prise d'otages était toujours en cours. Le Raid, unité de la police, était sur place. Selon des sources proches de l'enquête, la police a lancé un assaut dans la salle de concert, où une série de détonations ont été entendues.

Selon un témoin interrogé sur la radio France Info, les assaillants du Bataclan ont tiré en plein dans la foule en criant «Allah Akbar» («Dieu est le plus grand»).

Le monde choqué

Les réactions ont commencé à arriver du monde entier. Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit «choqué» et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exprimé sa «solidarité».

Le président américain Barack Obama a de son côté affirmé que ces attentats «ne sont pas seulement une attaque contre Paris», mais «une attaque contre toute l'humanité et nos valeurs universelles». Lors d'une brève allocution, il a affirmé que ces attaques étaient destinées à «terroriser des civils innocents».

Sur Twitter, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a affirmé que la Suisse «est en pensée avec la France suite aux attaques survenues à Paris». Dans un communiqué, la chancelière allemande Angela Merkel s'est, elle, dite «profondément choquée» par ces attaques «à l'évidence terroristes».

La Russie et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ont condamné ces attaques, survenues dix mois après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts.

Sécurité au niveau maximum

Depuis les attentats de janvier, le plan Vigipirate est à son niveau maximum en Ile-de-France. A la mi-octobre, le ministre de l'Intérieur avait estimé que 1800 Français ou résidents en France étaient «de près ou de loin concernés par des activités à caractère terroriste».

La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-Etat islamique en Irak, mais n'a commencé à mener des frappes sur la Syrie que depuis octobre. Dans ce contexte de menace terroriste, Paris a décidé de rétablir un contrôle aux frontières pendant un mois, à partir de ce vendredi, à l'occasion de la conférence sur le climat prévue du 30 novembre au 11 décembre au Bourget. (ats)

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