Actualisé 12.01.2015 à 18:58

Piratage - EI

Des données secrètes de l'armée US publiées

Des hackers se réclamant de l'EI ont publié lundi sur Twitter des données secrètes de l'armée américaine, après avoir piraté le compte du commandement militaire US au Moyen-Orient.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

Le compte Twitter du Commandement central américain (CentCom) a bien été piraté, a confirmé le Pentagone qui a dit prendre les mesures qui s'imposaient pour y faire face. Des personnes se revendiquant du groupe djihadiste Etat islamique (EI) ont dit être à l'origine de ce piratage.

Le compte Twitter du Commandement central, dont la zone d'influence comprend le Moyen-Orient, semble avoir été suspendu dans la foulée de cette cyberattaque. Le compte YouTube du CentCom a également été suspendu, a indiqué un responsable du département de la Défense. «Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberdjihad», pouvait-on lire sur le compte Twitter du CentCom.

«L'EI est déjà là, nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine», ont notamment écrit les pirates sur le compte Twitter du Centcom. Ont alors été publiées également une liste de généraux de l'armée américaine avec leurs adresses et des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord.

Au Pentagone, des responsables américains ont indiqué qu'apparemment aucun document classifié n'avait été publié par les pirates. Ces responsables ont précisé qu'ils ne pouvaient pas encore évaluer si le piratage représentait une réelle menace pour les réseaux internes du Pentagone.

Le CentCom est l'un des neuf commandements unifiés de l'armée américaine. Il supervise toutes les opérations militaires en Irak, en Syrie et en Afghanistan, est situé à Tampa (Floride).

Des centaines de sites français piratés

Par ailleurs, des centaines de sites d'institutions françaises ont été piratés depuis l'attentat mercredi dernier contre Charlie Hebdo par des hackers se revendiquant comme islamistes, et qui utilisent des techniques de détournement assez simples pour afficher des messages idéologiques. Un fond noir comme page d'accueil, avec la signature #OpFrance et des slogans tels «Il n'y a de Dieu qu'Allah», «Death to France» (Mort à la France) ou «Death to Charlie» (Mort à Charlie): la technique s'appelle le «défacement» ou le «défaçage» et consiste à prendre le contrôle d'un site internet et modifier son contenu.

Depuis les attentats qui ont tué 17 personnes à Paris la semaine dernière, les sites de plusieurs mairies, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont été piratés par des groupes de hackers se présentant comme des islamistes du Maghreb ou de Mauritanie. Le site du conseil du département du Lot (sud-ouest) a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé «Fallaga Team» qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste.

«On peut parler de cyberjihad»

Le Mémorial de Caen (nord), consacré à l'histoire du XXe siècle, a vu sa page d'accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: «J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah. J'atteste que Muhammed est le messager de Allah».

«On est face à des groupes d'activistes qui se forment et se défont très rapidement», observe Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom. «De mémoire, je n'ai jamais vu une campagne de défacement aussi importante dans un temps aussi restreint», explique-t-il, estimant que «plusieurs centaines de sites» auraient été touchés.

«On peut parler de cyberjihad, et le défacement n'est que la partie émergée de l'iceberg et la moins dangereuse aussi, car elle n'a pas d'autres conséquences que l'affichage d'une idéologie», souligne Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l'entreprise de sécurité informatique Checkpoint. (ats/afp)

Washington regrette de ne pas avoir envoyé un haut responsable

La Maison Blanche a regretté lundi de ne pas avoir envoyé un responsable de premier plan à la «marche républicaine» dimanche à Paris qui a rassemblé plus d'un million de personnes parmi lesquels une cinquantaine de dirigeants.

«Nous aurions dû envoyer quelqu'un de plus haut niveau», a admis Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain, répondant à de nombreuses critiques dans la presse américaine sur l'absence du président Barack Obama, ou de son vice-président ou de l'un de ses ministres lors de ce rassemblement sans précédent.

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