Actualisé 14.05.2015 à 11:34

Corée du NordDes doutes sur l'exécution au canon du ministre

Les services sud-coréens du renseignement, à l'origine de cette information, ont souligné qu'ils n'avaient pas pu vérifier que Hyon Yong-chol avait bien été passé par les armes.

1 / 206
07.07.2016 La Corée du Nord a estimé vendredi que les sanctions financières prises la veille par Washington contre Kim Jong-Un équivalaient à une «déclaration de guerre».

07.07.2016 La Corée du Nord a estimé vendredi que les sanctions financières prises la veille par Washington contre Kim Jong-Un équivalaient à une «déclaration de guerre».

AP/Wong Maye-e
06.07.2016 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions financières contre le leader nord-coréen Kim Jong-Un pour violations des droits de l'homme.

06.07.2016 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions financières contre le leader nord-coréen Kim Jong-Un pour violations des droits de l'homme.

epa/Kcna
02.06 Le communiqué publié par l'ONU mercredi condamne les deux tirs d'avril ainsi que celui conduit mardi qui s'est soldé par un nouvel échec.

02.06 Le communiqué publié par l'ONU mercredi condamne les deux tirs d'avril ainsi que celui conduit mardi qui s'est soldé par un nouvel échec.

Kcna

Mercredi, lors d'une réunion d'information devant une commission parlementaire, Han Ki-beom, vice-directeur des services de renseignements nationaux (NIS), avait annoncé l'exécution du ministre nord-coréen. Le NIS a ajouté, citant des renseignements, qu'il aurait été exécuté au canon antiaérien aux alentours du 30 avril, devant des centaines de personnes, dans une académie militaire du nord de Pyongyang.

Cette annonce a fait la une de la presse nationale et internationale, mais les services secrets ont souligné jeudi que l'exécution n'avait jamais été confirmée. «Hyon a été victime d'une purge», a déclaré à l'AFP un porte-parole du NIS. «Il existe des rapports du renseignement montrant qu'il a pu être exécuté, mais ils doivent encore être vérifiés», a ajouté le porte-parole sud-coréen.

La confusion tient en partie à la manière dont se déroulent les réunions d'information du NIS. Elles sont organisées à huis clos, à la suite de quoi des parlementaires désignés à cet effet transmettent ce qui s'y est dit aux médias sud-coréens. Il existe de ce fait de multiples niveaux intermédiaires entre la réunion et les titres des journaux qui en résultent.

Les députés avaient expliqué que le numéro un nord-coréen Kim Jong-un reprochait à son ministre son insubordination, son manque de loyauté et le fait qu'il avait sommeillé pendant un défilé militaire. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!