Papouasie-Nouvelle-Guinée: Des élections législatives sous haute tension
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Papouasie-Nouvelle-GuinéeDes élections législatives sous haute tension

Alors que le coup d'envoi du scrutin a été donné samedi, le Premier ministre controversé Peter O'Neill appelle les électeurs au calme.

Peter O'Neill est accusé de corruption par ses adversaires. (Samedi 24 juin 2017)

Peter O'Neill est accusé de corruption par ses adversaires. (Samedi 24 juin 2017)

AFP/Archives

Le vote a commencé samedi pour les élections législatives de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le Premier ministre sortant Peter O'Neill a appelé à ce que le scrutin se déroule pacifiquement dans ce pays du sud-ouest du Pacifique rongé par la pauvreté et la criminalité.

«Respecter les principes démocratiques»

«J'appelle tous nos citoyens à aller voter pacifiquement», a déclaré M. O'Neill. «Montrons à la communauté internationale que la Papouasie-Nouvelle-Guinée a grandi et va respecter les principes démocratiques» lors de ce scrutin. Le principal rival de la formation de M. O'Neill est le T.H.E Party de Don Polye.

Le parti de M. O'Neill, le Congrès national populaire avait remporté en 2012 les précédentes législatives. Il a fait campagne sur les thèmes de l'amélioration des infrastructures, de l'éducation et de la santé.

Résultats fin juillet

Ce scrutin pour le renouvellement du Parlement, qui compte 111 sièges, va s'échelonner sur deux semaines, jusqu'au 8 juillet, étant donné la dimension du pays et l'isolement de certaines de ses régions. Les résultats ne sont pas attendus avant la fin de juillet.

Plus de 3000 candidats de 40 partis s'affrontent pour ces législatives. On ne dispose pas d'estimations sur les résultats, en l'absence de sondages d'opinion en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Accusations de corruption

M. O'Neill est accusé par ses adversaires d'avoir mal géré une économie nationale affaiblie par la chute des prix mondiaux des matières premières. Il aurait aussi imprudemment alourdi la dette du pays pour réaliser ses objectifs.

Cible d'accusations de corruption, M. O'Neill a réchappé l'année dernière au vote d'une motion de censure au parlement. le vote a été précédé de plusieurs semaines de manifestations et de désobéissance civile où sa démission était réclamée. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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