Miss France: Des élèves ont dû travailler jour et nuit pour coudre des robes

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Miss FranceDes élèves ont dû travailler jour et nuit pour coudre des robes

Les étudiants d’un lycée professionnel parisien ont réalisé des robes et des chapeaux pour le concours de beauté. Ils ont travaillé de nuit, plusieurs jours d’affilée, afin de terminer le travail.

La cérémonie a été diffusée sur TF1 en décembre 2022.

La cérémonie a été diffusée sur TF1 en décembre 2022.

AFP

La grand-messe annuelle de Miss France, regardée par des millions de téléspectateurs sur TF1, est l’occasion pour tout un panel de professionnels de mettre en avant leurs créations. La cérémonie a mis en lumière le travail du Lycée de la mode et des métiers d’art Octave-Feuillet, à Paris, dont les élèves ont confectionné cinq robes pour les finalistes. Mais les messages élogieux concernant leur travail impressionnant cachent en réalité un rythme de travail infernal imposé aux élèves de ce lycée professionnel.

Mediapart révèle que le rectorat ainsi que la médecine scolaire du lycée avaient été alertés des conditions difficiles dans lesquelles les robes des cinq finalistes avaient été confectionnées. Certains élèves, mineurs pour la plupart, ont dû travailler de nuit et dormir dans l’établissement, sans respect des lois encadrant le travail en lycée professionnel.

Crises d’angoisse

Interrogé par le média d’investigation, le rectorat ne dément pas: «Ce projet a conduit, en raison notamment de contraintes de livraison de fournitures, à exposer quelques élèves de l’établissement à un rythme de travail trop soutenu dans les derniers jours précédant la manifestation.» La directrice de l’établissement s’est même vu sommée de ne plus faire travailler ses élèves de nuit. Les témoignages font état d’une charge de travail harassante les jours précédant la cérémonie de Miss France: certaines élèves exténuées ont fondu en larmes ou fait des crises d’angoisse.

Le comité Miss France précise que la commande a été passée au lycée professionnel six à sept semaines à l’avance, mais que le calendrier de réalisation est défini par les professeurs. Le producteur Frédéric Gilbert assure en outre que la société n’a pas formulé de souhaits additionnels qui auraient pu alourdir la charge de travail.

(lom)

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