Genève - Des élus romands craignent un abandon de Cointrin

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GenèveDes élus romands craignent un abandon de Cointrin

Des conseillers nationaux s’inquiètent: ils ne veulent pas que Swiss délaisse l’aéroport de Genève. Via une motion, ils exigent des garanties.

par
leo
Les compagnies aériennes ont subi de plein fouet la crise du Covid. (Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

Les compagnies aériennes ont subi de plein fouet la crise du Covid. (Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

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Genève Aéroport abandonné par Swiss au profit de l’aéroport de Zurich? C’est ce que redoute le conseiller national genevois, Vincent Maitre. Comme l’indiquent samedi la «Tribune de Genève» et «24 heures», l’élu du Centre a rédigé une motion, cosignée par des conseillers nationaux romands de tous bords, à l’exception des Verts. Ils veulent que le Conseil fédéral intervienne pour que les compagnies aériennes ayant bénéficié d’aides étatiques dans le cadre de la crise du Covid garantissent une desserte équitable des aéroports nationaux.

Pour Vincent Maitre, il s’agit d’envoyer un «message très clair et direct à l’attention des dirigeants de Swiss». Le conseiller national constate que la filiale de Lufthansa, qui a reçu du parlement plus de 1,2 milliard de francs en prêts, a suspendu la plupart des vols à Genève et craint que cette situation se pérennise avec un report de l’activité sur Zurich. La restructuration annoncée par la compagnie, avec 1700 postes menacés, alimente encore davantage les inquiétudes. Le Genevois souligne que «les élus romands n’ont pas voté de tels montants pour voir mourir leur aéroport», qui profite à toute la Suisse, rappelle-t-il. Interpellée par les deux quotidiens, Swiss assure qu’elle préservera ses sites zurichois et genevois et qu’elle reste «pleinement engagée en faveur de ses activités commerciales et opérationnelles à Genève sur le long terme».

Le spectre de Swissair

Avant son fameux «grounding» en 2001, où tous les avions avaient été cloués au sol faute de liquidités, la compagnie Swissair, en proie à des difficultés financières, avait voulu abandonner Cointrin pour se concentrer sur l’aéroport de Zurich, alors nommé Unique Airport, suscitant à l’époque colère et incompréhension en Suisse romande. Des «erreurs» qu’il ne faudrait pas répéter, selon Vincent Maitre.

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