Ouganda: Des émeutes éclatent à Kampala
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OugandaDes émeutes éclatent à Kampala

Des violences ont éclaté au lendemain de la quatrième arrestation du chef de l'opposition.

Des émeutes ont éclaté vendredi à Kampala, au lendemain de la quatrième arrestation en un mois du chef de l'opposition, ougandaise Kizza Besigye, qui mène un mouvement de protestation contre l'augmentation de la cherté de la vie.

Les protestataires ont érigé des barricades sur plusieurs avenues du centre-ville et brûlé des pneus, tandis que les policiers faisaient usage de grenades lacrymogènes pour les disperser, a-t-on constaté.

Manifestants dispersés

«Ca a commencé ce matin quand des groupes de jeunes se sont mis à brûler des pneus et installé des barricades de fortune autour du marché de Kiseka», a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police, Judith Nabakooba.

Des policiers anti-émeutes et des éléments de la police militaire ont été immédiatement déployés pour disperser les manifestants et dégager les rues, a précisé Mme Nabakooba.

«Nous contenons les protestataires», a-t-elle assuré, précisant «ne pas encore avoir établi» la cause des violences. Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs arrestations, a-t-on constaté.

Ces violences interviennent au lendemain de l'arrestation, pour la quatrième fois en moins d'un mois, du leader de l'opposition Kizza Besigye.

La police a interpellé l'opposant pendant plusieurs heures, après avoir brisé les vitres de sa voiture et l'avoir aspergé de gaz lacrymogènes. Il a été libéré dans l'après-midi, et reste sous le coup de plusieurs inculpations, notamment d'incitation à la violence et participation à un rassemblement illégal.

M. Besigye est à la tête d'un mouvement contre la cherté de la vie enclenché le 11 avril, près de deux mois après sa troisième défaite à l'élection présidentielle face au chef de l'Etat sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Ayant renoncé après sa défaite à porter devant la justice ses allégations de fraude électorale massive, l'opposition a opté pour une nouvelle tactique consistant à appeler la population à se rendre au travail à pied pour marquer sa colère face à l'inflation. (afp)

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