Lausanne: Des employés d'Edipresse menacent de faire grève
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LausanneDes employés d'Edipresse menacent de faire grève

Une partie du personnel d'Edipresse Suisse a manifesté à deux reprises mercredi pour répéter son refus des licenciements et demander «un vrai plan social». Face au refus de la direction, de nouvelles actions sont prévues, comme un arrêt de travail.

Manifestations et menaces d'arrêt de travail

La situation paraissait bloquée en fin d'après-midi. Dans un communiqué, le syndicat Comedia, qui représente le personnel technique (imprimerie et production) a fait savoir que «des mesures de lutte ou un arrêt de travail» avaient été décidés à l'unanimité si la direction prononce des licenciements avant la négociation d'un vrai plan social.

«A la caisse»

Vers midi, entre 150 et 200 personnes se sont réunies devant la tour Edipresse. «Halte aux licenciements», «TamEdipresse à la caisse», pouvait-on lire et entendre à l'avenue de la Gare.

«Nous exigeons toujours un vrai plan social», a déclaré le secrétaire de Comedia Bernard Remion, en dénonçant notamment le refus d'Edipresse d'entrer en matière sur le chômage partiel. Dans leur lettre ouverte, les assemblées de protestation expriment «leur ras-le-bol total des salariés» face aux décisions «unilatérales (...) sans aucun vrai dialogue social».

Améliorations demandées

Elles demandent, entre autres, des préretraites progressives depuis 60 ans, l'amélioration des indemnités de départ et le contrôle paritaire des opérations. Le co-président de Comedia Roland Kreuzer a dit qu'il faudrait prévoir «des mesures plus dures» si les revendications n'étaient pas entendues.

Impressum a exprimé sa solidarité par la voix de la secrétaire centrale Dominique Diserens. Elle a rappelé que le plan social pour les rédactions était jugé «correct» mais qu'il fallait se battre pour réduire le nombre de licenciements.

En milieu d'après-midi, une deuxième réunion de protestation s'est tenue devant le Centre d'impression de Bussigny. Elle a réuni une septantaine de personnes, selon Comedia. les municipalités de Renens et de Chavannes ont fait savoir leur soutien et leur préoccupation, a précisé Fabia Bottani, secrétaire du syndicat.

Présence politique

A Lausanne aussi, des responsables politiques ont participé à la manifestation. Le député socialiste Jean-Michel Favez a dit vouloir montrer «sa solidarité par rapport aux employés». Pour lui, «une entreprise comme Edipresse qui fait des bénéfices substantiels doit traiter le personnel d'une autre manière».

Jean-Michel Dolivo (A gauche toute!) a jugé qu'il fallait «un vrai plan social» et que «la presse devait avoir les moyens de faire son travail». Le 9 octobre, Edipresse annoncé la suppression de cent postes, 50 à l'imprimerie de Bussigny, 30 dans les rédactions et 20 dans les services de production.

Interrogé par l'ATS, Edipresse n'a pas donné de réponses sur sa position. (ats)

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