Gland (VD): Des employés de Stellram veulent l'arbitrage
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Gland (VD)Des employés de Stellram veulent l'arbitrage

Réunis lundi en assemblée du personnel, une vingtaine de personnes licenciées ont décidé de refuser le résultat de la procédure de consultation proposé par la direction.

par
Laurent Morel
Plusieurs employés ont accepté de signer un mandat d'intervention auprès d'Unia.

Plusieurs employés ont accepté de signer un mandat d'intervention auprès d'Unia.

C'est presque en catimini, derrière leur usine de Gland (VD), que quelque 25 employés de Stellram se sont réunis ce lundi à l'heure de la pause de midi. Accueillis par les syndicalistes d'Unia Yves Defferrard et Fabrice Chaperon, les collaborateurs de la fabrique de métaux durs ont longtemps discuté avant de se ranger du côté des syndicats. Ils ont choisi à la quasi unanimité d'aller devant l'office vaudois de conciliation et d'arbitrage en cas de conflits collectifs du travail. La solution plus radicale aurait été la grève.

Sauf qu'après avoir annoncé son départ pour l'Allemagne et le licenciement d'une centaine d'employés, Kennametal, propriétaire de Stellram, a bien proposé un plan social à ceux-ci. «Il n'est pas satisfaisant, a toutefois martelé Yves Defferrard. Les certificats de travail ou pré-retraites ne sont pas corrects.»

Peur de la suite

Si les travailleurs présents ont hésité avant de suivre le responsable de l'industrie chez Unia, c'est qu'ils ont peur de voir leurs avantages s'envoler. Certains sont par ailleurs d'accord avec les conditions proposées par la direction, alors que d'autres veulent juste tourner la page. Au final, une pétition mandatant Unia circule tout de même actuellement dans l'entreprise et a déjà été signée par plusieurs dizaines de collaborateurs. Le document précise qu'ils refusent le résultat de la procédure de consultation.

Une délégation de quatre employés devrait donc se rendre à la séance de conciliation avec les autorités cantonales. «Le processus est engagé, il vaut la peine d'être poursuivi», précise Fabrice Chaperon, responsable de la section La Côte chez Unia. «On doit continuer à se battre», ont lâché plusieurs travailleurs.

Kennametal Stellram avait annoncé fin mars la fin des ses activités à Gland pour des raisons économiques et le regroupement du secteur en Allemagne. Une centaine de personnes, employées parfois depuis plusieurs dizaines d'années, vont se retrouver progressivement sur le carreau d'ici cet été.

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