#SocialMediaIsNotRealLife: Des émules et des sceptiques
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#SocialMediaIsNotRealLifeDes émules et des sceptiques

Suivant l'exemple de la jeune Australienne Essena Oneill, d'autres starlettes dévoilent les dessous de leur vie «parfaite». Certains n'y croient pas.

par
CHE/
Une capture d'écran du site d'Essena Oneill, star d'Instagram qui a fait sensation en début de semaine en dévoilant les dessous de son compte Instagram.

Une capture d'écran du site d'Essena Oneill, star d'Instagram qui a fait sensation en début de semaine en dévoilant les dessous de son compte Instagram.

Essena Oneill, mannequin australienne et star d'Instagram qui semblait avoir tout pour elle, a provoqué une petite révolution en début de semaine en dévoilant à ses centaines de milliers de followers la réalité au sujet de son quotidien «misérable». «Les réseaux sociaux, ce n'est pas la réalité» lâchait-elle alors. Son message est devenu en quelques jours un phénomène mondial.

D'autres starlettes ont suivi le mouvement et ont elles aussi rectifié les légendes de leurs photos «parfaites» avec le hashtag #SocialMediaIsNotRealLife, souligne ce vendredi le quotidien britannique The Independant.

La jeune Tristyn Rena a posté à ses 112'000 abonnés une photo non éditée: «C'est super difficile pour moi de partager cette photo parce que j'ai toujours été si peu sûre de moi au sujet de mon visage sans maquillage, mais je dois le faire! (...) J'apporte mon soutien total à Essena Oneill et le hashtag #socialmediaisnotreallife.»

«La plupart des gens que je connais se construisent une image pour impressionner leurs followers. Revenons à l'essentiel et arrêtons de vivre dans un monde où nous sommes si absorbés par l'image que nous construisons pour les likes et pour les abonnés. Aimez-vous pour ce que vous êtes, et pour personne d'autre.»

L'Américaine Baylynne Williford a édité un certain nombre de ses photos, révélant à ses 70'000 followers les filtres et les retouches utilisés pour embellir sa peau.

Ci-dessous: «J'étais énervée parce que mon copain ne voulait pas prendre une photo de couple #relationshipgoals avec moi, pour que j'aie l'air belle sur Instagram. Au lieu de me concentrer sur le fait qu'on est ce qu'on est, j'ai essayé d'avoir l'air parfaite pour une application, et il a refusé. Aujourd'hui je voudrais lui ressembler. Mon visage a été retouché pour avoir l'air plus lisse.»

A une moindre échelle car moins «populaire», la Britannique Alexandra Harvey a également souhaité participer au mouvement: «Légende honnête: J'étais censée sortir ce soir là, mais j'étais trop malade, donc à la place j'ai passé une heure à me maquiller pour la seule opportunité de prendre un bon selfie pour un article. J'ai passé 45 minutes à positionner les lampes pour éclairer mon visage dans les bons angles, et j'ai pris environ 60 photos avant de décider que j'étais contente avec celle-ci. Mon visage ne ressemble pas à ça. Même si je sortais avec ce même maquillage, je serais en sueur en train de danser ou en train de rire avec des amis. C'est une fausse représentation d'un visage qui à l'air dans la vraie vie moins parfait mais, j'espère, beaucoup plus heureux. #SocialMediaIsNotRealLife».

«Le vrai Richard»

Mais n'est-ce pas ironique, se demandent toujours certains internautes. Pourquoi critiquer les médias sociaux sur les médias sociaux, puisqu'ils sont si malhonnêtes? Le mouvement #SocialMediaIsNotRealLife est-il lui même malhonnête? Pour certains internautes, c'est même un coup de génie de marketing 2.0.

D'autres se moquent ouvertement de toute ces «confessions» de starlettes mal dans leur peau. Ci dessous, «le vrai Richard», car... #SocialMediaIsNotRealLife

Essena Oneill, quant à elle, a supprimé ses comptes Instagram et Snapchat et a créé un site (LetsBeGameChamgers.com) qui analyse les «dessous» de ses photos «parfaites». Elle a posté jeudi la vidéo ci-dessous, analysant la mise en scène d'une de ses photos prétendument «naturelles», pour laquelle elle révèle en fait s'être préparée des heures durant et avoir été payée par une marque:

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