Suisse/Belgique/Syrie – Des enfants d’un jihadiste vaudois recueillis en Belgique
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Suisse/Belgique/SyrieDes enfants d’un jihadiste vaudois recueillis en Belgique

La fille de 4 ans et le fils de 5 ans de combattants de l’EI ont été rapatriés dans le Plat Pays. Quant à la Suisse, sa position est claire: elle n’en veut pas.

Les conditions de vie dans les camps d’internement kurdes sont inhumaines, selon plusieurs observateurs. 

Les conditions de vie dans les camps d’internement kurdes sont inhumaines, selon plusieurs observateurs.

AFP

Sabri* et Aïcha*, deux enfants nés en 2016 et en 2017 en Syrie, vont peut-être enfin mener une vie à peu près normale en Belgique après avoir vécu une enfance traumatisante entre bombardements et camps d’internement kurdes insalubres, selon le «Tages-Anzeiger». Ces deux bambins n’ont connu que la guerre depuis leur naissance. Leurs parents, un Vaudois d’Orbe et une mère belgo-marocaine, avaient rejoint l’organisation terroriste État islamique (EI) au milieu des années 2010. Ils faisaient partie des adeptes les plus radicalisés du califat.

Cet été, leur progéniture a pu être rapatriée en Belgique. En effet, le Premier ministre Alexander De Croo a déclaré ce printemps que les enfants de nationalité belge coincés dans des prisons kurdes pourraient devenir les «terroristes de demain». Leur mère, qui s’est distanciée du mouvement jihadiste, a également pu profiter du voyage. Mais elle devra purger une peine de prison de 5 ans dans son pays, tout comme sa propre mère qui avait embrassé, un moment du moins, les thèses de l’EI.

Les deux petits ont été remis aux autorités de protection de la jeunesse après avoir subi un examen médical et psychologique. On n’en sait malheureusement pas plus sur leur état de santé. Quant à leur père vaudois, il croupit toujours dans une prison en Syrie, sans réel espoir de retour.

Le Conseil fédéral avait décidé très tôt que la Suisse ne rapatrierait pas ses citoyens enrôlés dans l’organisation terroriste État islamique. Quant aux enfants (il en reste une poignée), le gouvernement n’exclut pas leur retour, mais non sans examiner au cas par cas.

(adi)

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