«Agents très spéciaux»: Des espions venus du froid
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«Agents très spéciaux»Des espions venus du froid

Guy Ritchie adapte une série télé désuète de manière chic et amusante.

par
Catherine Magnin

Il fallait oser: à l'heure où l'ennemi stratégique No 1 se situe du côté de la Corée du Nord (James Bond s'était mis au diapason dès «Meurs un autre jour», en 2002), Guy Ritchie adapte «Agents très spéciaux», une série télé des années 1960 dont l'action se situe en pleine Guerre froide.

Un agent de la CIA, Napoleon Solo (Henri Cavill) doit exfiltrer une mécanicienne (Alicia Vikander) dont le père, capable de concevoir une bombe atomique, est passé à l'ennemi. A leurs trousses, un agent du KGB très vindicatif, Illya Kuryakin (Armie Hammer), avec qui Napoleon doit finalement faire équipe. Le «buddy movie» se superpose alors au film d'action, avec son lot d'humour...

La revanche des femmes

Il faut voir Napoleon, sachant sa boisson droguée, se préparer une couche confortable et s'étendre calmement plutôt que de s'effondrer en se fracassant le crâne. Ou savourer un en-cas tandis qu'Illya tente d'échapper à ses adversaires en hors-bord. A cela s'ajoute toute la panoplie des clichés liés à la Guerre froide, du tortionnaire nazi aux micros planqués partout...

Il y a néanmoins de la modernité dans «Agents très spéciaux»: dans le traitement réservé aux dames. Ces dernières dominent souvent les héros, debout sur une table ou allongée sur le dossier d'un sofa. Et la méchante (Elizabeth Debicki) a vraiment du chien.

Un bémol? Disons plutôt quelques temps morts, des scènes qui tombent plus à plat que d'autres et nuisent au rythme général. Sinon, la mission divertissement est accomplie.

«Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E.»

De Guy Ritchie. Avec Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Elizabeth Debicki.

Sortie le 16 septembre 2015.

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